• Carburants Alternatifs: J. Uyttendaele pointe le manque d’ambition du gouvernement bruxellois

    En pleine COP23, je me suis à nouveau penché sur la question cruciale des carburants alternatifs. Bien que je sois convaincu que l’automobile est une solution du XXe siècle qui a perdu de sa pertinence, nous devons, parallèlement au développement massif des alternatives à l’automobile, trouver des moyens de diminuer les risques environnementaux et sanitaires engendrés ce moyen de transport. La question des carburants alternatifs m’intéresse donc tout particulièrement et contrairement à ce qu’on peut croire, la voiture électrique n’est pas la (seule) solution.

    Le mardi 7 novembre 2017, j’ai donc interpellé la Ministre de l’environnement Céline Fremault concernant le déploiement d’un réseau de stations au gaz naturel compressé (CNG) à Bruxelles.

    A la veille du vote de l’ordonnance mettant en place la zone de basse émission, nous devons apporter des réponses aux automobilistes qui devront abandonner leur véhicule polluant pour un véhicule plus respectueux de l’environnement et accessible financièrement.

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  • Qualité de l’air dans les stations et véhicules de la STIB: les résultats sont préoccupants

    Ce lundi 6 novembre, j’ai interpellé le Ministre Pascal Smet concernant la pollution de l’air dans les stations de métro et pré-métro. Une récente étude a mis en lumière des taux de pollution particulièrement important au sein des véhicules de la STIB.

    Depuis le début de la législature, j’attache une attention particulière à la qualité de l’air dans notre Région. Or la pollution de l’air, qu’elle soit intérieure ou extérieure, reste un des problèmes les plus préoccupants pour la santé des Bruxellois.es Lire la suite

  • Julien Uyttendaele demande des contrôles accrus sur les filtres à particules.

    En Commission de l’environnement de ce 17 octobre 2017, j’ai interpellé la Ministre Fremault sur les contrôles et les mesures de la performance environnementale des véhicules en circulation. Lire la suite

  • Discrimination à l’emploi: Bruxelles sera la première région d’Europe à utiliser les CV anonymes

    Ce vendredi 13 octobre, en séance plénière du Parlement bruxellois, nous avons voté une ordonnance relative à la lutte contre les discriminations en matière d’emploi. Un combat qui me tient particulièrement à cœur. C’est l’aboutissement d’un travail parlementaire acharné qui porte aujourd’hui ses fruits.

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  • « Désolé, vous n’êtes pas un habitué »: des députés s’attaquent aux discriminations dans les lieux de sorties

    La résolution relative à la discrimination à l’entrée des discothèques et autres lieux de sortie a été adoptée aujourd’hui en séance plénière du Parlement. Pour rappel, cette résolution vise a lutter de manière plus offensive – mais surtout plus efficace – contre toutes les formes de discrimination, qu’elles soient liées à l’origine ethnique, le sexe, le handicap,…

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  • Julien Uyttendaele défend une lutte accrue contre les discriminations dans les lieux de sortie

    Quoi qu’on en dise et malgré les agitations politiques du moment, notre Gouvernement bruxellois continue à œuvrer dans la lutte contre le racisme et la discrimination, conformément d’ailleurs à un accord de gouvernance.

    De quoi s’agit-il ?

    Deux choses importantes ont eu lieu en Commission des Finances de ce lundi 17 juillet.

    Tout d’abord, pour mon groupe, j’ai cosigné une proposition de résolution relative à la discrimination à l’entrée des discothèques et autres lieux de sortie (A-386/1 – 2015/2016). Ensuite, nous avons discuté un Projet d’ordonnance tendant à lutter contre certaines formes de discriminations et à promouvoir l’égalité de traitement (A-501/1 – 2016/2017).

    Dans cette optique, il est demandé au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale de transposer, conformément au droit européen, les directives 2000/43/CE du 29 juin 2000 portant application du principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique et 2004/113/CE du 13 décembre 2004 portant application du principe de l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans l’accès à des biens et services et la fourniture de biens et services.

    Pour rappel, le Gouvernement bruxellois avait déjà transposé ces 2 directives par le biais de plusieurs ordonnances dites « sectorielles » et notamment l’ordonnance du 4 septembre 2008 visant à promouvoir la diversité et à lutter contre la discrimination dans la fonction publique régionale bruxelloise, mais également l’ordonnance du 4 septembre 2008 relative à la lutte contre la discrimination et à l’égalité de traitement en matière d’emploi, ou encore l’ordonnance modifiant l’ordonnance du 14 juillet 2011 relative à la gestion mixte sur le marché de l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale,

    Ce nouveau projet d’ordonnance veut donc lutter contre certaines formes de discrimination en faveur de l’égalité de traitement et on entend ici compléter la législation anti-discrimination, en matière d’accès aux biens et services, à la protection sociale, aux avantages sociaux, à la participation aux activités économiques, sociales, culturelles et politiques, dans l’ensemble des domaines de compétences régionales.

    Le texte prévoit ici une meilleure protection face aux motifs de discriminations telles que la religion, le handicap, l’âge et l’orientation sexuelle, la discrimination directe, la discrimination indirecte, l’injonction de discriminer, le harcèlement, le harcèlement sexuel et le refus de mettre en place les aménagements raisonnables en faveur d’une personne handicapée.

    S’ajoute aussi un élément décisif : le demandeur doit déposer des faits ou preuves qui peuvent mener à une présomption de discrimination et c’est l’inculpé qui est chargé de rejeter cette présomption.

    Le texte prévoit également qu’UNIA et l’Institut pour l’égalité des Femmes et des Hommes s’engagent à promouvoir l’égalité de traitement entre les personnes, conformément à leurs missions respectives. Dans ce cadre, des accords de coopération ont été rédigés entre d’une part, la Région de Bruxelles-Capitale et d’autre part, UNIA et l’Institut.

    Enfin, le projet renferme des dispositions en lien avec les procédures judiciaires, conformément aux lois fédérales anti-discrimination.

    Ces dispositions devraient donc permettre de mettre fin rapidement, par le biais d’une procédure en référé, à tout agissement qui porte atteinte aux dispositions de cet avant-projet.

    Je suis convaincu que nous devons mettre en œuvre le principe de l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans l’accès aux biens et services, comme à la fourniture de biens et services ; il faut aussi instaurer une pratique des sélections qui soit claire et non discriminatoire, notamment au travers de la promotion d’un plan d’action équitable et sûr, permettant de lutter contre l’exclusion ; il faut aussi assurer une sensibilisation intensifiée du grand public et garantir la formation des acteurs de terrain, comme il convient aussi de mettre en œuvre des dispositifs, en collaboration avec le Centre interfédéral pour l’égalité des chances ;

    Dans mon intervention, j’ai rappelé que, selon le dernier rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Bruxelles est la deuxième ville la plus cosmopolite au monde, juste après Dubai.

    Pourtant, la discrimination à l’égard des jeunes allochtones dans les discothèques et les lieux de sortie est un problème réel, difficile à résoudre, et qui a donc justifié la proposition de résolution de ce jour.

    Mon groupe politique accueille donc positivement l’adoption de ce texte qui vient compléter notre arsenal législatif en matière de lutte contre les discriminations.

    De même, j’ai salué l’élargissement de la matière à la protection sociale et aux avantages sociaux, ainsi que la participation à toute exercice d’une activité économique ou politique.

    Ainsi, si le projet d’ordonnance entend apporter un cadre général plus large dans la lutte contre les discriminations, le projet pourrait également couvrir, dans le souci de garder une cohérence avec les législations fédérales, le champ d’application relatif à

    –          la mention dans une pièce officielle ou dans un procès-verbal;

    –          l’affiliation à et l’engagement dans une organisation de travailleurs ou d’employeurs ou toute autre organisation dont les membres exercent une profession donnée, y compris les avantages procurés par ce type d’organisation. Un amendement a été déposé dans ce sens.

    En ce sens, ce texte d’ordonnance englobera un grand nombre d’activités à caractère commercial, mais aussi, selon une interprétation conforme à la jurisprudence de l’UE, certains services de nature récréative, même lorsque l’opérateur qui les dispense ne poursuit pas un but lucratif ou qu’ils ne sont pas payés par ceux qui en bénéficient, pour autant qu’une rémunération soit payée par une partie quelconque.

    J’ai aussi salué l’avancée que constitue l’inversion de la charge de la preuve ; il s’agissait d’une demande du secteur et d’une avancée nécessaire. J’y reviendrais dans la résolution relative à la lutte contre les discriminations dans les lieux de sortie.

    A l’instar de ce qui est proposé dans notre proposition de résolution nous pensons qu’il est crucial d’assurer une sensibilisation intensifiée du grand public et de garantir la formation des acteurs de terrain ; par exemple via la mise en place d’un numéro central de SMS, en vue de signaler immédiatement les cas de discrimination.

    Des expériences menées à Gand et Louvain montrent amplement la nécessité de mettre en œuvre des dispositifs de contrôle et de suivi des plaintes de ce type de discriminations, en collaboration avec le Centre interfédéral pour l’égalité des chances

    J’ai redit combien la discrimination est une sordide réalité sociétale aux multiples effets pervers. Et il est patent que légiférer est un moyen de travailler aux changements concrets de mentalités.

    Bruxelles a validé l’usage de faux CV contre la discrimination à l’embauche récemment et nous sommes des pionniers en cette matière.

    Le vote de ce projet d’ordonnance et de la proposition de résolution illustrent la volonté de notre Région de multiplier les mesures en faveur d’une lutte efficace contre les discriminations et de tous ces nombreux préjugés qui ont la vie dure.

    Ces deux textes constituent de beaux actes de citoyenneté, un geste politique fort, un acquis pour que cette Région soit plus digne et ouverte à toutes et tous ; elle est aussi l’expression d’une revendication de notre commune égalité de droits et de devoirs, en sorte que, comme le disait Jean Jaurés, « dans l’ordre politique et social, il n’y ait jamais de réprouvés et d’excommuniés, parce toute personne humaine doit avoir son droit ».

  • J. Uyttendaele demande la gratuité d’une série de documents administratifs

    Le 13 mars dernier, en commission des Affaires générales, j’ai interrogé la Secrétaire d’Etat Bianca Debaets sur le système IRISbox et l’uniformisation du système d’identification des citoyens, ainsi que sur l’application internet « Mon dossier ». Lire la suite

  • Julien Uyttendaele interpelle sur les mesures d’accessibilité aux personnes en situation de handicap

    Ce vendredi 7 juillet, en séance plénière du Parlement francophone bruxellois, j’ai interpellé la Ministre Céline Frémault sur les mesures en faveur de l’accessibilité des personnes en situation d’handicap.

    Au point de départ de mon intervention, il y a l’histoire, le 16 juin dernier, d’un triste événement relaté par un article de presse (« La Dernière Heure ») relatant la terrible histoire d’un professeur de psychologie, en situation d’handicap, qui s’est retrouvé pris à parti dans un cinéma (l’article apprend que pour les deux complexes UGC de la capitale, seulement 6 salles sur 26 sont accessibles aux PMR) par un employé parce qu’il était dans une salle non accessible aux PMR.

    Il avait placé tant bien que mal sa chaise mobile sur le haut de la salle puis avait descendu les marches assis pour trouver une place… La chaise étant gênante, on lui a enjoint de remonter les marches et d’enlever son moyen de locomotion ou alors d’aller dans une salle pour PMR.

    Unia s’est saisi de l’affaire et une concertation est en cours.

    Le professeur, interviewé dans le journal, affirme que « les PMR, les personnes malvoyantes, sourdes, ou déficientes intellectuelles mais aussi les personnes en béquilles, les femmes enceintes, les personnes âgées » se retrouvent trop souvent dans des situations de quasi exclusion sociale.

    Unia note ainsi que l’année 2016 a vu augmenter de 27 % le nombre des dossiers relatifs au handicap et ceci sur une seule année. Les problèmes sont situés dans les commerces et l’Horeca, puis les transports et le logement. Il faut aussi noter qu’Unia pointe des problèmes dans le domaine de l’emploi dans les services publics et dans l’enseignement. Et c’est dans ce dernier secteur que les chiffres grimpent.

    J’ai donc demandé un état des lieux des dispositifs en matière d’accessibilité aux personnes porteuses d’un handicap, en sorte de savoir comment celles-ci sont opérationnelles. Voici mes questions.

    En Wallonie, il y a un plan « accessibilité » qui est mis en place pour les PMR, afin d’en favoriser la mobilité. Qu’en est-il dans notre Région sur un éventuel projet de ce type ?

    Disposez-vous de statistiques en matière d’accessibilité qui vont dans le sens (ou pas) des expertises que je viens d’évoquer ?

    Et corollairement sur l’accessibilité des bâtiments (niveau physique et niveau fonctionnel) et des services des administrations publiques.

    Quelles sont les mesures (notamment en terme de préférentialité), en matière de subventions, que vous avez prises pour mettre en œuvre des aménagements raisonnables favorisant une meilleure accessibilité ?

    Comment sont agréés les services conseils en accessibilité ?

    Avez-vous pris des mesures en matière d’applications mobiles adaptées, afin de favoriser une information adaptée et évolutive?

    Quelles sont les mesures prises en faveur des campagnes d’information et de sensibilisation sur les droits et les besoins des personnes en situation d’handicap ? Je pense ici bien entendu aux mesures envers les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle.

    Finalement, concernant la directive européenne qui devrait être ratifiée par la Région en matière de lutte contre les discriminations dans les biens et les services, nous vous avons interrogé régulièrement sur son adaptation pour notre Région. Qu’en est-il donc des avancées sur ce dossier ?

    Dans sa réponse, la Ministre a expliqué qu’il faut d’abord travailler à mettre en place une véritable interaction entre société civile et société politique. Chaque ministre doit également être vigilant à la question de l’handicap dans chacune de ses compétences : mobilité, culture, logement, enseignement, et tant d’autres domaines.

    La Ministre veut initier un changement de paradigme et générer de nouveaux réflexes ; elle estime ainsi que mes questions pourraient être démultipliées et posées à tous les ministres du Gouvernement.

    Pour sa part, en matière de politique du logement et des espaces verts, elle se dit active. Mais elle me demande d’interroger Madame Debaets sur le cas mentionné ici.

    Pour elle, il faudrait en réalité faire ce que l’on fait en matière de « gender streaming », pour les personnes en situation d’handicap, en sorte d’assurer un monitoring constant.

    En matière de budget, elle signale que Phare octroie des subsides, notamment pour les aides et les expertises en matière d’accès pour les personnes en situation d’handicap aux festivals. La Ministre dit ainsi qu’elle fait discrètement mener des contrôles, lors de ces événements. Elle veut aussi que les applications soient accessibles aux personnes en situation d’handicap. Elle a travaillé en ce sens avec BX1.

    Enfin, pour ce qui relève de la directive européenne, elle suggère aussi d’interroger Madame Debaets.

    Dans ma réplique, j’ai expliqué que, malgré ce discours lénifiant et suggérant d’interroger tous les autres acteurs politiques, le nombre de signalements continue à exploser. Je veux bien entendre que la transversalité est nécessaire, mais il n’en demeure pas moins que la Ministre a bel et bien cette question dans ses compétences.

    Je lui ai enfin demandé de vérifier ce qu’il en était sur les sites du Gouvernement bruxellois, en matière d’accès aux personnes en situation d’handicap, et singulièrement sur le site de son propre ministère. Elle s’est engagée à vérifier ! Dont acte. Je resterai plus que jamais vigilant à cette question fondamentale pour notre cohésion sociale.

  • #ArabieSaoudite – Julien Uyttendaele: « L’UE ne peut pas devenir le prétexte de notre inaction »

    Le sujet est grave pour plusieurs raisons et notamment des raisons d’éthiques politiques. Qu’est-ce que cela veut dire un « pays respectable », un « pays fréquentable » ? Comment faut-il faire quand on généralise et que l’on réduit un pays à la somme de ses habitants ? Quels sont les pays que l’on peut considérer comme « respectables » ou « fréquentables » ? Quels sont les critères ? Qui est habilité pour le dire ? On pourrait aligner les questions à l’infini.

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  • Une association anti-avortement fait sa pub dans le réseau STIB: Julien Uyttendaele s’insurge.

    Ce lundi 19 juin, en Commission Infrastructures, j’ai interpellé notre Ministre Pascal Smet sur une campagne publicitaire de l’Association « Alternatives » dans les métros bruxellois de la Stib.

    Lorsque nous prenons les transports communs, notre regard est inévitablement porté vers les différentes publicités qui accompagnent, plus ou moins, l’esprit et le voyage de l’usager.

    Le site de la STIB est d’ailleurs très prolixe sur les campagnes publicitaires qu’il propose à ses potentiels annonceurs. Par exemple : « Votre campagne dans nos stations, sur nos trams ou nos bus vous garantira une visibilité optimale. Auprès de nos clients évidemment. Mais aussi auprès de chaque piéton, cycliste ou automobiliste qui les voit passer. » (Site : « Votre campagne de publicité chez nous »)

    Tout est également très bien expliqué, sur les plans tarifaires (par ailleurs assez onéreux pour le secteur privé) et aussi sur les cibles publicitaires envisagées.

    Or on trouve actuellement, dans le Métro bruxellois, une étrange campagne menée par l’Association « Alternatives ».

    Il s’agit d’une Association sans but lucratif (asbl) constituée de bénévoles. Elle se dit non politique et non confessionnelle et elle est financée par les cotisations de ses membres et les bénéfices de ses activités.

    Le Moniteur mentionne comme objet social que: « L’association a pour but de promouvoir le respect et l’écoute des parents et du bébé dans le cadre de la grossesse et de la périnatalité. »

    Sur le site internet, on peut lire aussi que « l’accouchement doit être un événement le plus heureux possible et gratifiant pour le bébé, pour la mère et pour le père, quelles que soient les circonstances ». Je souligne, tellement la formulation est ambiguë.

    On apprend aussi qu’Alternatives est un « ministère » (sic) fondé en 1988, dont le but est ni plus ni moins de « témoigner l’amour et la compassion du Christ à ces femmes en situation de crise due à une grossesse ou à un traumatisme post-avortement ». Dont acte et j’en passe.

    Cette Asbl est donc, si l’on fait des recherches attentives, une organisation pro-vie bruxelloise.

    D’ailleurs, déjà dans La Libre Belgique du 16 mars 2012 ( : http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/associations-chretiennes-vs-plannings-familiaux-51b8e766e4b0de6db9c5daf4) on avait attiré l’attention sur toute l’ambiguïté profonde de cette Association.

    On dénonçait le fait qu’elle menait son action près de « femmes enceintes en situation de crise en proposant divers conseils ainsi qu’un test de grossesse gratuit, sans jamais mentionner le caractère religieux de l’organisation ». On apprenait aussi qu’on conseillait aux personnes de prier après le test de grossesse, en faisant aussi passer l’idée que « l’IVG n’est pas tout à fait légale ».

    En fait, et c’est encore plus pervers, cette Association qui fait partie de Jeunesse en Mission (JEM), une organisation missionnaire chrétienne internationale, ne dit pas à proprement parler qu’elle est « pro life », mais plutôt « pro lady ».

    Bien entendu, je sais combien la liberté d’association et la liberté d’expression sont des exigences de nos démocraties. Mais alors qu’une Université – et pas la moindre – s’est séparée d’un chargé de cours qui a tenu publiquement des propos pro-vie, je voudrais vous demander comment vous réagissez à cette situation où le public touché est encore infiniment plus large que celui d’un auditoire du Brabant Wallon ?

    J’ai donc demandé au Ministre comment fonctionne la Stib, avec son système d’annonces publicitaires et sa Charte d’éthique publicitaire.

    Y a-t-il un comité d’éthique publicitaire spécifique de la Stib chargé de la mettre en œuvre ou de contrôler son respect ?

    Si tel est le cas, comment fonctionne ce comité d’éthique ?

    Sur le plan de l’entreprise, quels sont les contacts que la STIB entretient avec le Jury d’Éthique Publicitaire ?

    Et, dans le cadre de cet affichage publicitaire spécifique, comment les instances décisionnelles ont-elles fonctionné ?

    Y a-t-il eu un débat interne sur cette annonce publicitaire destinée « à la femme enceinte » ?

    Personnellement, j’appartiens à un parti qui n’a jamais été ambigu quant au droit de la femme de disposer de son corps ! Et personnellement, je demande aussi le retrait de l’avortement du Code pénal belge.

    Je suis convaincu que les femmes doivent avoir des informations neutres et objectives en matière de santé reproductive, en ce compris sur leurs droits et singulièrement dans un pays comme le nôtre où l’avortement est dépénalisé.

    Dans sa réponse, le Ministre a mentionné que les campagnes publicitaires de la Stib doivent respecter la Charte publicitaire et qu’il y a bien une soumission au Jury d’éthique publicitaire. La Régie Decaux – dont l’ASBL Alternatives qui est à l’origine de cette campagne est cliente – doit donc elle aussi respecter cette charte.

    A vrai dire, le Ministre n’a pas fait la moindre remarque sur cette campagne publicitaire! Mais il va demander si elle ne tombe pas sous le coup de l’expression d’idéologies de type confessionnel. Le Ministre pense aussi que l’on pourrait réfléchir au problème en se demandant si cette campagne n’affecte pas la sérénité et la courtoise nécessaire entre les communautés religieuses et interculturelle.

    Le ministre préfère donc, à ce stade, ne pas juger et il va consulter la Stib sur le plan des procédures.

    Dans ma réponse, je lui ai cependant fait observer, avec fermeté et détermination, que plusieurs associations religieuses avancent souvent cachées et sous couvert d’actes soi-disant bienveillants. Pour moi, c’est une erreur de ne pas avoir investigué ! J’ai enfin fait observer au Ministre que la charte n’est plus sur le site de la Stib et qu’il serait important qu’une certaine clarté d’action revienne et que les exigences de laïcité soient clairement réaffirmées, en sorte qu’un prescrit religieux ne l’emporte jamais sur un prescrit civil.