• Julien Uyttendaele (PS) propose 3 critères pour la future réforme de la taxation automobile

    J’ai interpellé le Ministre des finances Guy Vanhengel concernant la réforme de la fiscalité automobile. Si cette nouvelle fiscalité automobile régionale prend en compte l’aspect écologique, elle doit également prendre en compte les enjeux de la mobilité.

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  • Combien a coûté la campagne de promotion de la réforme fiscale bruxelloise?

    Le 28 novembre 2017, j’avais posé une question écrite au Ministre Guy Vanhengel, chargé des Finances, du Budget et des Relations extérieures concernant la campagne médiatique de la réforme fiscale.

    La réforme fiscale lancée par le Gouvernement bruxellois a suscité beaucoup de débats. Je ne souhaite pas revenir ici sur le fond de cette réforme fiscale mais sur la communication qui a été planifiée autour de celle-ci.

    Durant les débats, j’avais, en effet, systématiquement rappelé l’importance d’une véritable campagne de communication permettant aux citoyens bruxellois de mieux appréhender les avantages de cette grande réforme. A l’époque les communications étaient limitées à une annexe à l’avertissement extrait de rôle, ce qui me semblait tout à fait insuffisant et insatisfaisant.

    Je remarque avec plaisir que, bien qu’en retard sur ce que j’espérais, mes demandes ont été entendues : Une grande campagne de communication a en effet vu le jour et il y a maintenant lieu d’apprécier la réception par le public de cette campagne.

    Afin de compléter mon information à ce sujet, j’ai donc posé plusieurs questions au Ministre Vanhengel.

    – Combien de spots radios ont été et seront diffusés ? Sur quelle(s) chaîne(s) ?

    – Quelle est la période de diffusion ?

    – Combien de spots tv ont été/seront diffusés ? Sur quelle(s) chaînes ?

    – Quelle est la période de diffusion ?

    – Y a-t-il des annonces sponsorisées sur les réseaux sociaux (facebook adds, …) ou plus largement sur internet (google, adds, …)? Dans l’affirmative, quelle est l’estimation du nombre de personnes atteintes via ces annonces?

    – Combien de personnes ont cliqué sur ces contenus sponsorisés ?

    – Combien de panneaux publicitaires et affiches ont été installés sur le réseau de la STIB (abribus, stations, bus, tram, …)?

    – Quelle est la période de diffusion prévue sur le réseau de la STIB ?

    – Par rapport à la campagne dans son ensemble, quel est le budget qui a été prévu ?

    – Quel est le budget qui a été dédié à la conception du nouveau logo de Fiscalite.brussels ?

    – Combien de visites des pages Fixs & Bruxs ont été enregistrées sur Fiscalite.brussels depuis la réception de cette question?

    – Quel est le temps moyen durant lequel les utilisateurs naviguent sur les pages dédiées à la réforme fiscale?

    – Est-ce que d’autres supports de communication sont prévus ou sont déjà en cours de diffusion ?

    Le 14 février 2018, le Ministre a répondu à mes questions.

    Dans le cadre de la campagne de communication de Bruxelles Fiscalité qui s’est déroulée entre le 10 novembre 2017 et le 20 décembre 2012, 212 spots radios ont été diffusés entre le 20 novembre et le 8 décembre sur Viva Bruxelles, 102 sur la Première et 104 sur la radio néerlandophone Radio 2 Vlaams Brabant/Brussel.

    En plus de cela, des annonces ont été diffusées sur Internet via plusieurs canaux : via Google aads et sur tous les sites d’informations belges via du « Real Time Bidding ». Grâce à ces annonces 257.210 personnes ont été atteintes et 2.406 personnes ont été redirigées vers le site internet de Bruxelles Fiscalité.

    Du 21 novembre au 18 décembre, deux trams de la STIB ont été décorés en extérieur et 16 affiches ont été placées à l’intérieur des trams.

    Du 21 novembre au 27 novembre, à De Brouckère, 1 panneau digital géant et 65 panneaux digitaux de 2m2 ont été déployés.

    Entre le 21 novembre et le 4 décembre, 72 écrans Digital City Play Adshel de 2m2 ont été utilisés.

    Entre le 21 novembre et le 27 novembre, 80 panneaux publicitaires format papier de 2m2 de Decaux ont été utilisés.

    Du 24 novembre au 31 décembre, la campagne était également visible aux Plaisirs d’hiver via un écran géant digital.

    Du 20 novembre au 7 décembre, la campagne a également été déployée dans la presse écrite : dans Le Soir, La Capitale (édition Bruxelles), Metro (édition francophone et néerlandophone) et Het Laatste Nieuws (édition Bruxelles).

    Pour cette campagne, il n’y a pas eu de spots télévisés, ou autres annonces sur les réseaux sociaux.

    Le budget pour cette campagne s’élève à 383.014 euro HTVA, et à 6.800 euros HTVA pour la conception du nouveau logo.

    Concernant le nombres de visites des pages Fixs et Bruxs, il est assez difficile de répondre à cette question de manière précise car ces personnages sont présents sur différentes pages sur le site internet de Bruxelles Fiscalité. En effet, les informations relatives à la réforme fiscale se déploient et ont des liens sur de nombreuses pages du site internet.

    Cependant, nous pouvons tout de même affirmer qu’entre le 20 novembre et le 20 décembre, le site internet de Bruxelles Fiscalité a enregistré 12.381 sessions avec une durée moyenne de 2 minutes 43 secondes, toutes pages confondues.

    D’autres supports de diffusion sont prévus dans le cadre des prochaines campagnes de communication telle qu’une présence renforcée sur les médias sociaux, ainsi que lors d’événement grand public bruxellois comme le Salon Batibouw ou la fête de l’Iris.

    Voilà des informations précises et utiles sur le suivi concret de cette politique.

     

     

     

     

     

  • Julien Uyttendaele défend son projet de Salle de consommation à moindre risque au Parlement bruxellois

    Ce vendredi 23 février, en séance plénière à la Cocof, j’ai interpellé la Ministre Cécile Jodogne à propos de la mise en place de salles de consommation à moindre risque dans notre Région.

    Nous le savons bien, toute société démocratique tend à garantir un accès à la santé pour tous, sans distinction et dans un environnement de non-jugement. Le droit à la santé et à la dignité, la réduction des risques, la sécurité et la salubrité publique ne sont pas des orientations politiques opposées.

    A Bruxelles, nous pouvons être le témoin de « scènes ouvertes » de consommation publique problématique et dangereuse.

    A cet égard, l’ouverture de salles de consommation de drogues offre incontestablement une réponse à ces phénomènes. Ce n’est toutefois qu’une des pièces du puzzle, la consommation problématique de drogues étant protéiforme et obligeant de mener des campagnes de sensibilisation, d’accompagnement et de parcours de soins diversifiées, dans les approches, les méthodes et la recherche de résultats.

    Une étude récente de faisabilité a été menée par l’UCL et l’Université de Gand afin d’examiner l’ouverture potentielle de salles de consommation à moindre risque dans cinq villes belges (Bruxelles, Liège, Charleroi, Anvers et Gand). Cette étude baptisée « Drugroom » a été commandée par le Gouvernement fédéral.

    Les premiers constats sont, sans surprise, plus que positifs.

    En effet, « au niveau scientifique plus personne ne conteste les avantages des salles de consommation à moindre risque »[1]. On se demandera donc si, dans ces questions relatives à la consommation de drogue, la cause de la lenteur décisionnelle n’aurait pas une origine politique, sachant aussi qu’idéologie et morale prennent souvent le pas sur l’objectivité.

    Quoi qu’il en soit, à travers le monde, ces dispositifs ont fait leurs preuves. On constate moins d’overdoses, moins d’infections, moins de comportements qui menacent de transmettre le sida et l’hépatite C. L’amélioration de la santé des consommateurs est donc manifeste.

    En effet, les salles de consommation répondent à des conditions d’hygiène optimales avec un encadrement médical et social compétent qui a pour objectif de diminuer de manière substantielle le taux de morbidité et de mortalité. « Depuis 25 ans, aucune étude ne relate de décès par overdose en rapport avec une salle de consommation à moindre risque »[2].

    L’étude démontre également, en termes de sécurité, une véritable diminution des nuisances dans les lieux publics et la non-augmentation de la criminalité aux alentours des salles de consommation.

    Il est évident que la provenance sociologique joue un rôle important dans les raisons de l’inégalité de l’accès aux dispositifs de prévention en matière de santé. Or, parmi les consommateurs de drogues, il y a aussi des sans-abris.

    Par conséquent, dans une logique de « bas seuil », ces salles pourraient accueillir tous les consommateurs, quels que soient leur statut, leur nationalité, leur condition sociale, sachant que, contrairement aux idées préconçues, les salles de consommation ne banalisent pas l’usage des drogues[3] et n’augmentent pas la consommation[4].

    Enfin, la rationalité économique des dispositifs de réduction des risques (SCMR, comptoirs d’échanges, distribution de seringues etc.) a été démontrée à de nombreuses reprises. Un seul traitement Hépatite C coûte 70.000 euros. Avec un tel montant, on pourrait distribuer 10.000 packs d’injection. Il ne faut pas être un génie des maths pour comprendre la rationalité économique qui sous-tend les dispositifs de distribution de seringues…

    Voici les questions que j’ai posées à la Ministre :

    • Avez-vous pris connaissance de cette étude ? Le cas échéant, quel regard portez-vous sur ses conclusions ?
    • Avez-vous saisi la Cellule Générale de Politique Drogues ? Dans l’affirmative, qu’en est-il ressorti ?  Avez-vous eu des contacts avec les autorités fédérales ? Quelle était leur position à la lecture dudit rapport ?
    • Quelle est la position du Collège sur la mise en place de salles de consommation à moindre risque ? Est-il indispensable de modifier la loi de 1921 pour développer un tel dispositif sur le territoire bruxellois? L’application des pouvoirs implicites sur base de loi spéciale du 8 août 1980 ne pourrait-il pas permettre d’éviter de passer par une telle modification? Avez-vous envisagé une telle option ?
    • Jusqu’à présent, quelles sont les mesures concrètes mises en place par le Collège pour réduire les risques liés à la toxicomanie ?
    • Les études scientifiques étant unanimes sur l’efficacité de l’ouverture des salles de consommation à moindre risque, un projet-pilote est-il en cours de réflexion dans notre Région ?
    • Enfin, quelles sont les solutions complémentaires aux salles de consommation à moindres risques qui sont mis en place au niveau de la COCOF ?

    Dans sa réponse, la Ministre a tout d’abord indiqué qu’elle avait pris connaissances des résultats de l’étude Drugroom et que les conclusions rejoignent les éléments que les cabinets bruxellois au sein de la Cellule générale de politique drogues avaient présentés dans le cadre du groupe de travail mis en place en début de législature sur ce sujet.

    La Ministre a aussi indiqué dans sa réponse que le volet juridique est un point important car il conditionne l’ensemble du projet de salle de consommation à moindre risque. La Ministre précise qu’il y a trois scénarios possibles qui permettraient un tel dispositif.

    Le premier scénario consisterait dans la modification de la loi de 1921, afin d’y introduire une exception permettant la mise en place d’une SCMR. Cette modification nécessiterait un large soutien politique et ne pourrait s’envisager qu’à long terme.

    Le deuxième scénario viserait l’adoption d’un arrêté royal modifiant l’interprétation de l’article 3 §2 de la Loi de 1921. Selon les chercheurs, cette mesure pourrait s’envisager à moyen terme.

    Enfin, le troisième scénario prévoit la mise en place d’une salle de consommation sans modification législative, dans le cadre d’une expérimentation scientifique ou médicale temporaire. Les auteurs de l’étude estiment que cette mesure ne serait pas en contradiction avec les conventions des Nations Unies et suivrait les recommandations de l’OMS et de l’UNGASS (United Nations General Assembly Special Session on Drugs) en la matière.

    Selon la Ministre, la première option est celle qui offre le plus de garantie.

    La Ministre a aussi indiqué qu’elle n’a pas eu à saisir la Cellule générale de politique drogues car une présentation des résultats de cette étude au sein de la Cellule était prévue lors d’une réunion le 6 février dernier.

    Cette présentation a été suivie d’un échange où chaque cabinet représenté a pu s’exprimer. Les cabinets bruxellois et wallon présents ont tous souligné l’intérêt de l’étude et ont réaffirmé leur soutien à un tel dispositif. Par contre, du côté des cabinets fédéraux représentés, les réactions ont été nettement moins favorables.

    La Ministre a également indiqué que le Collège n’a pas pris de position officielle concernant les salles de consommation à moindre risque.

    Et elle a aussi souligné que tous les cabinets bruxellois favorables à ce type de dispositif ont en tête au moins les contours d’un tel projet. Pour ce qui concerne la Cocof, un projet pilote concret n’est pas en réflexion étant donné les obstacles juridiques.

    Dans ma réplique, j’ai déclaré être heureux que le Collège soit proactif sur ces questions et qu’il ait bien compris la nécessité d’agir pour améliorer le quotidien de ces citoyens bruxellois. Je suis également heureux de la prise de position des cabinets bruxellois et wallons. Je ne suis pas surpris de la position du fédéral sur ces questions, mais je suis curieux d’entendre leurs arguments. La science étant univoque sur la mise en place de tel dispositifs, je ne vois pas quel argument on pourrait mettre en avant en contresens.

    Mon point de vue rejoint celui de Mme la Ministre : le scénario idéal serait une modification radicale de la Loi de 1921 et je pense qu’il y a urgence.

    Je suis également persuadé qu’il y a des failles juridiques qui nous permettraient de mettre en place de tels dispositifs à Bruxelles. Il serait sans doute  important de prendre contact avec le Parquet pour voir s’il y a une piste de discussion.

    Je crois donc qu’il y a lieu de réfléchir à d’autres solutions juridiques et qu’il faut continuer à penser à ce sujet, vu le contexte actuel.

    [1] An H., Bruxelles cherche aussi le moyen d’ouvrir des salles de consommation de drogue, in La Libre, 6 février 2018.

    [2] Note de synthèse, « Salle de consommation à moindres risques », Cellule Générale de Politique Drogues, octobre 2016, p. 21, sur http://organesdeconcertation.sante.belgique.be/sites/default/files/documents/24102016_note_salles_de_consommation.pdf (consulté le 6 février 2018).

    [3] Note de synthèse, « Salle de consommation à moindres risques », Cellule Générale de Politique Drogues, octobre 2016, p. 36 sur http://organesdeconcertation.sante.belgique.be/sites/default/files/documents/24102016_note_salles_de_consommation.pdf (consulté le 6 février 2018).

    [4] Ibidem, p. 21.

  • Disparition du seul terrain d’entraînement pour le permis moto: La Région n’a toujours pas trouvé de solution

     

    Ce lundi 26 février 2018, j’ai posé une question orale à la Secrétaire d’Etat Bianca Debaets en charge de la sécurité routière concernant les terrains d’entrainement agréés pour les permis deux-roues en Région bruxelloise.

    Je voulais revenir sur une question qui est largement reprise par les médias ces dernières semaines et qui concerne la perte du seul terrain d’entrainement pour les deux-roues de la Région bruxelloise.

    Situé à Neder-over-Heembeek et occupé depuis plus de 10 ans par de nombreux apprentis motards, ce terrain sera bientôt récupéré par la ville de Bruxelles, afin d’y construire une école et de poursuivre le développement urbanistique de la zone.

    Les acteurs de terrains, instructeurs et patrons d’école de conduite, ne contestent pas le projet de la ville prévu à cet emplacement, mais ils s’interrogent sur l’avenir de la formation des deux roues dans notre Région.

    En effet, comme l’explique André Bastin, instructeur et patron de l’école de conduite Escam, la perte de ce terrain constitue un réel problème puisqu’il n’y aura plus qu’un seul terrain agréé pour toute la Région bruxelloise, celui du centre de permis de conduire d’Anderlecht qui est aujourd’hui uniquement dédié aux examens.

    Les apprentis motards seront dès lors obligés de suivre les cours de conduite imposés par Arrêté Royal du 23/03/1998 en dehors de la Région bruxelloise, dans la mesure où une partie des cours doivent être suivis sur un terrain agréé.

    La moitié des cours imposés par l’arrêté précité doit par ailleurs être donnée sur la voie publique. Par l’absence de terrain agréé dans notre Région, ceux-ci se feront inévitablement en dehors de celle. Or il est évidemment important que ceux-ci soient réalisés dans un environnement proche de ce que le candidat connaîtra au quotidien.

    Chaque année, ce sont plus de 750 personnes qui s’entrainent sur le terrain de Neder-over-Heembeek, mais également plus de 1200 candidats qui y présentent leur examen manœuvres obligatoire pour pouvoir accéder au permis de conduire provisoire.

    Malgré les contacts entrepris avec la commune de Schaerbeek, la Stib et la SNCB, aucune solution n’a été trouvée à ce jour. Le centre de permis de conduire de Schaerbeek qui utilise aussi ce terrain est également menacé puisqu’il s’agit de la seule piste agréée pour les entrainements et les examens de l’est de Bruxelles.

    Cette situation pour notre Région est aberrante. Alors que nous parlons de mobilité et que nous souhaitons encourager les Bruxellois vers des alternatives à l’utilisation de la voiture, il est surprenant de constater que bientôt Bruxelles ne disposera plus d’un centre d’entrainement pour les deux-roues.

    En effet, l’utilisation des deux-roues en ville constitue l’une des solutions au problème de mobilité que rencontre notre Région. Il est dès lors primordial que la Région bruxelloise puisse offrir un espace d’entrainement aux personnes désireuses de changer leur mode de transport vers les deux-roues.

    Ainsi, une étude réalisée par Transport & Mobility Leuven pour le compte de la FEBIAC a démontré que si 10% des automobilistes remplaçaient leur voiture par un deux-roues motorisés aux heures de pointe dans les endroits sensibles du réseau routier, les embouteillages reculeraient de 40%[1]. Les files pourraient même entièrement disparaître si 25% des navetteurs se mettaient à la moto ou au scooter.

    Il y a également lieu de s’inquiéter pour l’emploi dans ce secteur puisque, sans aucun terrain agréé, toute la profession est menacée. Une première école de conduite a d’ailleurs déjà fermé ses portes obligeant deux instructeurs à trouver du travail en région wallonne.

    Étant donné la menace évidente et l’urgence, j’ai demandé quelle était la position de la Ministre sur la problématique soulevée par la perte du terrain d’entrainement de Neder-over-Heembeek pour l’apprentissage des deux-roues et si une solution était prévue par la Région pour pallier à ce problème.

    J’ai également demandé si des contacts avec les écoles de conduite avaient été entrepris par la Région et si d’autres terrains allaient voir le jour au sein de la Région.

    Enfin, j’ai demandé si le secteur de la formation suggérait d’autres dispositions nouvelles pour améliorer les formations de conduite des deux-roues et quelles étaient les dispositions spécifiques prévues afin d’optimiser la qualité de ces formations.

    Dans sa réponse, la Secrétaire d’Etat a d’abord souligné le fait que les terrains d’entrainement relèvent de la compétence des auto-écoles. Les centres d’examens sont, quant à eux, responsables des terrains d’examens. Ainsi, la Secrétaire d’Etat joue seulement un rôle intermédiaire et s’abstient de tout contact direct étant donné sa compétence limitée en la matière.

    Le Cabinet a donc analysé, avec le secteur, la problématique. Dans l’immédiat, il n’y a pas de solution. Cependant, une piste peut être explorée : demander à l’administration de réévaluer le cadre réglementaire, afin de réfléchir au nombre de m2 nécessaires pour un terrain agrée. En effet, réduire la superficie de terrain pour trouver un terrain adéquat à Bruxelles serait une solution.

    La Ministre a enfin mentionné que le cabinet continue à réfléchir sur cette question, afin de trouver une solution. Un dossier à suivre !

    [1] https://www.febiac.be/public/content.aspx?FID=634 consulté le 12 janvier 2018.

  • La « Brussels Tech » s’invite au salon de Las Vegas

    Le Consumers Electronics Show 2018 s’est tenu du mardi 9 au vendredi 12 janvier dernier. Près d’un an après ma précédente interpellation sur le sujet, j’ai à nouveau interrogé la Secrétaire d’Etat Cécile Jodogne sur ce qui constitue sans aucun doute le plus grand rendez-vous dans le domaine des nouvelles technologies.

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  • Taxation belge des investissements en cryptomonnaies (Bitcoin et les altcoins)

    La technologie blockchain constitue sans aucun doute une révolution dans des domaines très variés dont certains ne sont qu’à peine perceptibles à l’heure actuelle… Lire la suite

  • Julien Uyttendaele réitère sa position en faveur de l’assistance sexuelle!

    Ce vendredi 2 février, nous sommes revenus, en séance plénière du Parlement Francophone Bruxellois, sur la question – que j’ai déjà souvent traitée ici – de l’assistance sexuelle des personnes en situation d’handicap. Lire la suite

  • Julien Uyttendaele: « Notre Parlement n’est pas représentatif des habitants de Bruxelles »

    Le 15 janvier 2018, en Commission des Finances et des Affaires Générales, je suis intervenu, dans la suite d’une interpellation de Benoit Cerexhe à Rudi Vervoort, pour redire l’importance de favoriser la participation des résidents « non-Belges » aux prochaines élections communales. Et même pour d’autres élections encore!

    L’octroi du droit de vote dans le cadre des élections communales aux citoyens européens et non européens a montré combien le lien exclusif entre nationalité et droit de vote n’a pas de sens, tant au niveau local et, je le pense même si nous n’y sommes pas encore, aux niveaux régional et fédéral.

    Mon collègue Philippe Close avait d’ailleurs, dans ce Parlement, déposé une proposition de résolution demandant d’ouvrir le droit de vote aux résidents non-Belges aux élections régionales.

    On doit toujours se rappeler le sens du « suffrage universel » et donc insister sur l’adjectif « universel » qui rappelle que, pour qu’une démocratie soit pleinement effective et permette l’adhésion de tou.te.s, elle doit permettre à chacun.e d’y prendre part et de s’y exprimer.

    Parce que nous sommes citoyen.ne.s, nous sommes des sujets de droit, avec bien sûr des droits civils et politiques. En ce sens, participer à la vie politique et être candidat.e à toutes les fonctions publiques relève bel et bien de ces droits politiques.

    Je suis convaincu que dans ces temps de méfiance de la fonction politique que nous vivons – et dont nous portons bien entendu une part de responsabilité – il est fondamental de rappeler que la citoyenneté est un principe de la légitimité politique et que nous avons aussi la responsabilité d’avoir accès, à cet égard, à une part de la souveraineté politique.

    J’aime cette réflexion de Dominique Schnapper qui a beaucoup écrit sur cette question : « C’est l’ensemble des citoyens, constitués en collectivité politique ou en ‘‘communauté des citoyens’’, qui, par l’élection, choisit les gouvernants. C’est l’ensemble des citoyens qui est à la source du pouvoir et qui justifie que les décisions prises par les gouvernants soient exécutées. C’est l’ensemble des citoyens qui contrôle et sanctionne l’action des gouvernants issus de l’élection. Les gouvernés reconnaissent qu’ils doivent obéir aux ordres des gouvernants parce que ceux qui leur donnent ces ordres ont été choisis par eux et restent sous leur contrôle. » (1)

    Or, en Région de Bruxelles-Capitale, lors du dernier décompte du 1er janvier 2015, il y avait 398.726 ressortissants ne possédant pas la nationalité belge. Il s’agit de plus d’un tiers (33,9 %) de la population totale, ce qui est une proportion de ressortissants trois fois supérieure à celle de l’ensemble du pays (11,1 %).

    Donc, ceci veut dire que notre hémicycle bruxellois n’est pas pleinement représentatif de toute la population bruxelloise.

    Pour l’échéance des élections communales, le Ministre-Président avait annoncé un appel à projets auprès des associations de cohésion sociale (et des associations subsidiées par la VGC), afin de mettre en place des actions concrètes de sensibilisation des électeurs étrangers. 50 projets ont été rentrés. Il faut passer à l’action désormais.

    Je crois fondamental de rappeler que l’implication d’un grand nombre de citoyen.ne.s dans les enjeux communaux permet une meilleure adéquation des décisions des mandataires aux attentes de la population et, par voie de conséquence, une meilleure adhésion à ces décisions.

    Mais je pense aussi nécessaire de mettre l’accent sur la nécessité d’une ouverture maximale en matière d’inscription. En effet, avec tout le respect dû au principe constitutionnel d’autonomie communale, ces étrangers proviennent la plupart du temps de pays où le vote n’est pas obligatoire et dans certains pays les taux de participation sont extrêmement bas par rapport à la Belgique. Il faut donc insister à prendre au sérieux ce qui n’est pas seulement un droit mais un devoir.

    Dans une logique d’inclusion d’un public représentant 1/3 des habitants de notre Région, il me paraitrait aussi logique de réduire, au maximum, les lourdeurs et les démarches administratives.

    On pourrait avoir un recueil des meilleures pratiques d’inclusion politique des citoyen.ne.s étranger.e.s., en étant d’ailleurs proactif sur le plan des langues, dans les formulaires d’inscription.

    Notre objectif devrait être que, pour les prochaines élections , lorsqu’ils seront amenés à voter, les électeurs aient en main toutes les clefs pour se forger une opinion en connaissance de cause. C’est le gage d’une démocratie qui fonctionne bien.

    Dans un article très informé sur la question, deux chercheuses bruxelloises faisant se constat en faveur de l’octroi du droit de vote lors des élections municipales aux étrangers non communautaires en en montrant toute l’importance:

    « D’un point de vue démocratique : il est souhaitable que tous ceux qui habitent durablement dans une commune et y paient des impôts puissent, par le biais des élections, contribuer à déterminer la politique locale. Il est préférable que le lieu officiel d’habitation d’une personne prime la nationalité dans la détermination de la qualité d’électeur au niveau local. Ensuite, il s’agit également d’une question de non-discrimination entre citoyens communautaires et citoyens non communautaires. Comme pour les citoyens communautaires, il doit être possible pour des citoyens non communautaires de voter au niveau local sans prendre la nationalité du pays d’accueil ni avoir à satisfaire des critères d’intégration plus stricts que ceux exigés des résidents communautaires. Finalement, signalons qu’étendre le droit de vote, ce n’est pas servir les intérêts d’une minorité, mais contribuer, dans l’intérêt de tous, à une société plus équitable et plus harmonieuse, en renforçant les occasions de contact et de solidarité à travers les frontières des diverses communautés et en amplifiant l’intérêt électoral des autorités municipales à se préoccuper activement des quartiers les plus délaissés. »(2)

    Elles ont raison. Nous devons avancer sur ce chantier!

    Dans sa réponse, le Ministre-Président a noté que le caractère facultatif de l’exercice du droit de vote des ressortissants étrangers aux élections communales ne laisse d’autre possibilité aux autorités bruxelloises que la voie de la sensibilisation, de l’information et de l’encouragement.

    Mais… la participation reste faible, ce qui est aussi explicable en ceci que certains pays ne connaissent pas le vote obligatoire, comme le nôtre, ce qui peut ne pas pleinement mobiliser le ressortissant à s’inscrire.

    Rudi Vervoort annonce qu’une série d’actions seront programmées à l’approche de la date limite des inscriptions au registre des électeurs et que ceci fera partie d’un plan plus global qui devrait débuter en février.

    Mais il en appelle aussi à la maturité des électeurs et il ajoute qu’un courrier personnalisé sera envoyé à tous les électeurs potentiels, auquel sera joint le document d’inscription.

    Ce sujet est donc à suivre, il va de notre conception de la citoyenneté active et de la démocratie participative !

    (1) Dominique SCHNAPPER, « CITOYENNETÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 janvier 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/citoyennete/

    (2) Teney Céline, Jacobs Dirk, « Le droit de vote des étrangers en Belgique : le cas de Bruxelles », Migrations Société, 2007/6 (N° 114), p. 151-168. DOI : 10.3917/migra.114.0151. URL : https://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2007-6-page-151.htm

  • Julien Uyttendaele: « Si Bruxelles n’est pas Calais, c’est avant tout grâce aux citoyens ! »

    Ce lundi 29 janvier, en Commission des Affaires Générales, mon Groupe politique, grâce à la voix de Nadia El Yousfi, est revenu sur la proposition de notre Ministre-Président Rudi Vervoort sur l’octroi de 500.000 euros pour soutenir l’accueil des migrants pendant l’hiver.

    On se rappellera que, le 30 septembre dernier, celui-ci annonçait vouloir créer un centre d’accueil et d’orientation pour les migrants au Parc Maximilien. La proposition de 500.000€ devait encore être discutée et éventuellement avalisée par le Gouvernement bruxellois. Le MR et Théo Francken se sont directement opposés au projet, en reprochant au Ministre-Président de créer un second Calais et un « appel d’air » pour les autres migrants.

    Au niveau de la majorité au gouvernement, il y a également eu des crispations. Bianca Debaets (CD&V) a rappelé à son tour que la proposition de mobiliser 500 000 euros pour assurer l’accueil des migrants n’était qu’une piste de réflexion.

    Le gouvernement a décidé de saisir le comité de concertation réunissant les représentants du gouvernement fédéral et ceux des entités fédérées, pour pousser Charles Michel à préciser ses intentions quant à la gestion de l’afflux de personnes migrantes sur le territoire de la Région-capitale.

    Le même jour, la ville de Bruxelles a annoncé ouvrir un centre d’accueil et d’orientation pour les migrants et notre échevine socialiste Karine Lalieux a pointé du doigt le gouvernement fédéral « qui ne fait rien » pour accueillir les migrants en transit à Bruxelles.

    La Ville a ainsi loué un bâtiment de Citydev, au Décathlon d’Evere, pour mettre à disposition un centre d’accueil et d’orientation, un centre qui sera géré en partenariat avec des ONG. La Ville entend poursuivre deux objectifs : certes ne pas se laisser développer une zone chaotique mais bien évidemment et surtout prendre en charge les procédures d’accueil, dans un souci humanitaire.

    Ce centre d’hébergement, pour migrants en transit, a ouvert ses portes le 12 décembre dernier et 80 premiers migrants ont pu y passer la nuit, bénéficier d’un repas le soir et d’un petit déjeuner le matin. Un appel aux dons a été lancé pour permettre l’installation de douches.

    En réalité, face à l’urgence et à la détresse humaine, il fallait se positionner. Notre Ministre-Président, la Ville de Bruxelles à travers Philippe Close mais aussi la Fédération des CPAS l’ont fait et ils ont choisi le respect des droits humains et de la dignité humaine.

    C’est un véritable élan de solidarité citoyenne qu’il faut souligner et qui ne cesse pas grâce à ces citoyen.ne.s qui pallient aux graves manquements de l’État fédéral aux mains de la NV-A qui a fait le choix de la dureté et de l’inhumanité.

    Et les développements récents nous montrent dans quelles dérives graves s’est engouffré ce gouvernement néo-libéral sécuritaire, usant de pressions permanentes et de méthodes intimidantes.

    Ces 500.000 euros que le gouvernement bruxellois a confiés à la Fédération des CPAS disent bien la volonté de notre Région à renforcer le manque de structures d’accueil !

    Le fait d’avoir désigné la Fédération des CPAS, un acteur public régional pour la répartition des fonds est une excellente décision !

    Dans une telle situation, le rôle du politique n’est pas d’attiser les peurs ou d’entretenir des fantasmes mais bien d’agir en fonction des principes qui fondent notre État de droit.

    La dignité humaine n’a pas de prix !

  • Parler sexe avec son toubib et son dentiste ? Pas si simple apparemment…

    Le même vendredi 19 janvier, toujours à la Cocof, j’ai aussi interpellé la Ministre Cécile Jodogne sur l’aide spécifique ou communautaire aux personnes LGBTQIA+ et HSH, en matière de soins de santé de première ligne qui doivent être non discriminants. Voici notre dialogue. Lire la suite