• Julien Uyttendaele: » Les autorités publiques doivent développer la Blockchain dans leurs services aux citoyens »

    À l’heure du développement exponentiel de certaines technologies, il n’est plus question de limiter l’utilisation de la technologie aux seuls spécialistes dans ce domaine. Le progrès technique s’impose et apparaît progressivement comme un pilier de notre société, les scientifiques parlent désormais de « quatrième révolution industrielle » ou d’une « industrie 4.0 ». Bruxelles a déjà fait un petit pas dans son développement en tant que ville intelligente (smart city), mais il reste énormément de lacunes à combler. Lire la suite

  • Selon Julien Uyttendaele, les investissements publics doivent reprendre pour relancer la machine

    En Commission des Finances et Affaires Générales, j’ai eu l’occasion d’interpeller le Ministre-Président Rudi Vervoort, concernant les investissements publics.

    Les externalités positives, assurément bénéfiques pour l’économie nationale, que prodiguent les investissements publics ne sont plus à démontrer. Pourtant, la part d’investissement public est en net recul depuis plusieurs dizaines d’années. En 2016, elle s’élevait à 2,22 % du PIB, le taux le plus bas que nous ayons connu depuis bien longtemps. Lire la suite

  • Combien a coûté la campagne de promotion de la réforme fiscale bruxelloise?

    Le 28 novembre 2017, j’avais posé une question écrite au Ministre Guy Vanhengel, chargé des Finances, du Budget et des Relations extérieures concernant la campagne médiatique de la réforme fiscale.

    La réforme fiscale lancée par le Gouvernement bruxellois a suscité beaucoup de débats. Je ne souhaite pas revenir ici sur le fond de cette réforme fiscale mais sur la communication qui a été planifiée autour de celle-ci.

    Durant les débats, j’avais, en effet, systématiquement rappelé l’importance d’une véritable campagne de communication permettant aux citoyens bruxellois de mieux appréhender les avantages de cette grande réforme. A l’époque les communications étaient limitées à une annexe à l’avertissement extrait de rôle, ce qui me semblait tout à fait insuffisant et insatisfaisant.

    Je remarque avec plaisir que, bien qu’en retard sur ce que j’espérais, mes demandes ont été entendues : Une grande campagne de communication a en effet vu le jour et il y a maintenant lieu d’apprécier la réception par le public de cette campagne.

    Afin de compléter mon information à ce sujet, j’ai donc posé plusieurs questions au Ministre Vanhengel.

    – Combien de spots radios ont été et seront diffusés ? Sur quelle(s) chaîne(s) ?

    – Quelle est la période de diffusion ?

    – Combien de spots tv ont été/seront diffusés ? Sur quelle(s) chaînes ?

    – Quelle est la période de diffusion ?

    – Y a-t-il des annonces sponsorisées sur les réseaux sociaux (facebook adds, …) ou plus largement sur internet (google, adds, …)? Dans l’affirmative, quelle est l’estimation du nombre de personnes atteintes via ces annonces?

    – Combien de personnes ont cliqué sur ces contenus sponsorisés ?

    – Combien de panneaux publicitaires et affiches ont été installés sur le réseau de la STIB (abribus, stations, bus, tram, …)?

    – Quelle est la période de diffusion prévue sur le réseau de la STIB ?

    – Par rapport à la campagne dans son ensemble, quel est le budget qui a été prévu ?

    – Quel est le budget qui a été dédié à la conception du nouveau logo de Fiscalite.brussels ?

    – Combien de visites des pages Fixs & Bruxs ont été enregistrées sur Fiscalite.brussels depuis la réception de cette question?

    – Quel est le temps moyen durant lequel les utilisateurs naviguent sur les pages dédiées à la réforme fiscale?

    – Est-ce que d’autres supports de communication sont prévus ou sont déjà en cours de diffusion ?

    Le 14 février 2018, le Ministre a répondu à mes questions.

    Dans le cadre de la campagne de communication de Bruxelles Fiscalité qui s’est déroulée entre le 10 novembre 2017 et le 20 décembre 2012, 212 spots radios ont été diffusés entre le 20 novembre et le 8 décembre sur Viva Bruxelles, 102 sur la Première et 104 sur la radio néerlandophone Radio 2 Vlaams Brabant/Brussel.

    En plus de cela, des annonces ont été diffusées sur Internet via plusieurs canaux : via Google aads et sur tous les sites d’informations belges via du « Real Time Bidding ». Grâce à ces annonces 257.210 personnes ont été atteintes et 2.406 personnes ont été redirigées vers le site internet de Bruxelles Fiscalité.

    Du 21 novembre au 18 décembre, deux trams de la STIB ont été décorés en extérieur et 16 affiches ont été placées à l’intérieur des trams.

    Du 21 novembre au 27 novembre, à De Brouckère, 1 panneau digital géant et 65 panneaux digitaux de 2m2 ont été déployés.

    Entre le 21 novembre et le 4 décembre, 72 écrans Digital City Play Adshel de 2m2 ont été utilisés.

    Entre le 21 novembre et le 27 novembre, 80 panneaux publicitaires format papier de 2m2 de Decaux ont été utilisés.

    Du 24 novembre au 31 décembre, la campagne était également visible aux Plaisirs d’hiver via un écran géant digital.

    Du 20 novembre au 7 décembre, la campagne a également été déployée dans la presse écrite : dans Le Soir, La Capitale (édition Bruxelles), Metro (édition francophone et néerlandophone) et Het Laatste Nieuws (édition Bruxelles).

    Pour cette campagne, il n’y a pas eu de spots télévisés, ou autres annonces sur les réseaux sociaux.

    Le budget pour cette campagne s’élève à 383.014 euro HTVA, et à 6.800 euros HTVA pour la conception du nouveau logo.

    Concernant le nombres de visites des pages Fixs et Bruxs, il est assez difficile de répondre à cette question de manière précise car ces personnages sont présents sur différentes pages sur le site internet de Bruxelles Fiscalité. En effet, les informations relatives à la réforme fiscale se déploient et ont des liens sur de nombreuses pages du site internet.

    Cependant, nous pouvons tout de même affirmer qu’entre le 20 novembre et le 20 décembre, le site internet de Bruxelles Fiscalité a enregistré 12.381 sessions avec une durée moyenne de 2 minutes 43 secondes, toutes pages confondues.

    D’autres supports de diffusion sont prévus dans le cadre des prochaines campagnes de communication telle qu’une présence renforcée sur les médias sociaux, ainsi que lors d’événement grand public bruxellois comme le Salon Batibouw ou la fête de l’Iris.

    Voilà des informations précises et utiles sur le suivi concret de cette politique.

     

     

     

     

     

  • La « Brussels Tech » s’invite au salon de Las Vegas

    Le Consumers Electronics Show 2018 s’est tenu du mardi 9 au vendredi 12 janvier dernier. Près d’un an après ma précédente interpellation sur le sujet, j’ai à nouveau interrogé la Secrétaire d’Etat Cécile Jodogne sur ce qui constitue sans aucun doute le plus grand rendez-vous dans le domaine des nouvelles technologies.

    Lire la suite

  • Le traité de libre-échange UE-JAPON: un nouveau cheval de Troie?

    L’accord de libre-échange UE-Japon (JEFTA) est d’une extrême importance car il couvre un tiers de l’économie mondiale. Via ce traité, l’UE propose la baisse des tarifs agricoles japonais (bœufs, fromages, vins). Le Japon, lui, souhaite une baisse des tarifs automobiles européens. Ce gigantesque accord de commerce et d’investissement devrait donc soutenir ces grands secteurs d’exportation des deux partenaires. La prudence est toutefois de mise… Lire la suite

  • Discrimination à l’emploi: Bruxelles sera la première région d’Europe à utiliser les CV anonymes

    Ce vendredi 13 octobre, en séance plénière du Parlement bruxellois, nous avons voté une ordonnance relative à la lutte contre les discriminations en matière d’emploi. Un combat qui me tient particulièrement à cœur. C’est l’aboutissement d’un travail parlementaire acharné qui porte aujourd’hui ses fruits.

    Lire la suite

  • « Désolé, vous n’êtes pas un habitué »: des députés s’attaquent aux discriminations dans les lieux de sorties

    La résolution relative à la discrimination à l’entrée des discothèques et autres lieux de sortie a été adoptée aujourd’hui en séance plénière du Parlement. Pour rappel, cette résolution vise a lutter de manière plus offensive – mais surtout plus efficace – contre toutes les formes de discrimination, qu’elles soient liées à l’origine ethnique, le sexe, le handicap,…

    Lire la suite

  • Des offres de « faux indépendants » sur le site Actiris? Il faut rester vigilant et proactif.

    La presse[1] a récemment rapporté le cas de deux offres d’emploi frauduleuses sur le site internet d’Actiris. C’était une escroquerie. Qu’elles ne soient que deux laisse penser que l’ampleur du phénomène n’est pas trop importante, d’autant que le nombre total d’offres tourne autour de 29.000. Il faut cependant rester vigilant car, pour les agents d’Actiris, il n’est pas aisé de distinguer une véritable offre d’emploi d’un traquenard pour chercheurs d’emploi. J’ai interrogé le Ministre Gosuin sur cette affaire.

    Lire la suite

  • En démantelant Belspo la NVa a engendré un monstre et ruiné une ambition collective

    Ce 27 mars, j’ai interrogé Fadila Laanan, notre Secrétaire d’Etat chargée de la Recherche scientifique, quant aux conclusions du Comité de concertation sur les projets fédéraux, en matière de politique scientifique, pris par le biais de l’ex-Secrétaire d’État à la Recherche scientifique, Elke Sleurs, qui a pris la tragique décision de démanteler BELSPO (SPP Politique scientifique).

    Lire la suite

  • Gratuité des documents administratifs sur Internet? Cela dépend de la plate-forme mais cela doit changer!

    En Commission des Finances et Affaires générales de ce 13 mars, j’ai interpellé Bianca Debaets, concernant le système « Irisbox » et l’uniformisation du système d’identification des citoyens.

    En effet, dans sa note d’orientation, sur la compétence de l’informatique régionale, communale et de transition numérique, il est indiqué « qu’en 2016, le système interne de gestion des accès a été modifié pour permettre l’utilisation du système fédéral d’identification des citoyens ».

    Il est certain qu’il est important d’avoir un processus uniforme et de facile d’accès ! Mais, cet objectif ne peut être atteint qu’en exploitant de manière optimale notre propre infrastructure et en la développant.

    Par ailleurs, il est nécessaire de prendre en considération la dimension sociale et de veiller à éviter la fracture numérique et de relever les défis de la transition numérique, au sein des pouvoirs publics, en sorte de faciliter l’émergence d’une société de l’information.

    Depuis peu, le SPF intérieur offre une série de documents de l’état civil, gratuitement, via une application internet dénommée « Mon Dossier« .

    Concrètement, avec « Mon Dossier », tout citoyen peut :

    • vérifier ses données reprises dans le Registre national ;

    • voir qui a consulté ses données au cours des 6 derniers mois ;

    • consulter, télécharger ou encore imprimer certaines attestations (ex: attestation de composition de ménage, …).

    Ces documents ont la même valeur légale que lorsqu’ils sont retirés à l’administration communale. L’application permet donc d’obtenir ces documents depuis son domicile et ce, gratuitement.

    Parallèlement à ce nouveau système, nous connaissons en Région de Bruxelles-Capitale « Irisbox » qui permet d’obtenir, cette fois-ci en format papier et moyennant, dans certains cas, le payement d’un montant déterminé, une série de documents officiels dont certains sont également repris dans les documents disponibles via « Mon Dossier ».

    En effet, IRISBox a l’ambition de se positionner en tant que guichet électronique unique pour le citoyen et l’entreprise en Région de Bruxelles-Capitale. Il doit devenir un « one-stop-shop » pour les différentes demandes introduites par les citoyens et les entreprises auprès des autorités régionales.

    Cette situation implique donc qu’une série de documents officiels peut être, soient obtenus gratuitement, sous format virtuel (et donc de manière instantanée) via « Mon dossier », soit, de manière payante, via « Irisbox » (avec un délai d’attente pour la réception des documents souhaités) ou aux guichets de l’état civil des communes bruxelloises.

    Cette multiplicité d’offres semble créer une différence de traitement entre ceux disposant d’un accès à internet et connaissant le système « Mon Dossier » qui pourront accéder à une série de documents gratuitement et directement et ceux qui n’ont pas de connexion internet et/ou ne connaissent que le système « Irisbox » (notamment en raison des campagnes de promotion récente de ce système) qui devront généralement payer, pour les mêmes documents.

    J’ai donc posé  les questions suivantes à la Secrétaire d’Etat :

    • Pouvez-vous nous préciser les modifications au système interne de gestion des accès pour permettre l’utilisation du système fédéral d’identification des citoyens ? Qu’en est-il d’un système qui serait adapté au système fédéral « Tax OnWeb »?
    • Quels sont les documents disponibles sur « Mon Dossier » et sur « Irisbox » qui sont gratuits sur le premier système et payant sur le second ?
    • Est-il prévu de rendre l’accès à ces documents gratuits sur la plateforme « Irisbox » et aux guichets des communes bruxelloises ? Dans l’affirmative est-ce que les communes verront le surcoût lié à la gratuité compensée par la Région ?
    • Où en est-on dans la mise en place du principe « only once » permettant une meilleure interaction entre les différentes administrations publiques s’agissant de l’échange de documents ?
    • Où en est la mise en œuvre d’un « one-stop-shop » pour les différentes demandes introduites par les citoyens et les entreprises auprès des autorités communales, régionales et des CPAS ?
    • Est-ce que toutes les communes disposent de plateforme internet ou d’adresse électronique permettant aux citoyens de transmettre valablement des documents numérisés obtenus via « Mon dossier » ?
    • Quel est le délai moyen de transmission des documents demandés sur la plateforme « Irisbox » ?
    • Enfin, afin de lutter contre la fracture numérique, pouvez-vous m’indiquer si des moyens sont ou seront alloués aux communes (ou à des associations) pour l’installation de matériel informatique à usage du public au sein des bâtiments communaux et pour engager le personnel nécessaire au bon fonctionnement de ce service et ce, afin que ceux qui ne disposent pas d’une connexion internet puissent également profiter de ces innovations technologiques ?

    Dans sa réponse, la Secrétaire d’État a répondu qu’il est important de rappeler que la Région bruxelloise a été pionnière dans cette pratique de communication administrative et de services rendus aux citoyens.

    Elle rappelle également que le système s’est adapté, en matière d’identification et de quantification, aux critères du Fédéral. L’exemple le plus connu étend bien entendu le système informatique en ligne Tax-On-Web.

    Concernant la gratuité des formulaires mis en ligne, la Secrétaire d’État annonce qu’une concertation est en cours et devrait aboutir dans les prochaines semaines.

    Elle se fait à partir des Ministres-présidents des Régions et en concertation avec le Fédéral. C’est une dynamique complexe puisque il faut aussi compter dans ce dossier avec l’autonomie des communes.

    Relativement au processus du « only once », c’est le principe d’une Ordonnance de 2014. Il faut mentionner l’existence de la plate-forme Fidus qui est une mise en commun de ressources diverses permettant de simplifier les procédures et d’aider à la transmission de sources de données authentiques. L’outil est important, par exemple, dans le cadre de Bruxelles Fiscalité.

    Les données suivantes seront accessibles :

    • les personnes physiques et leur composition de famille, issue des trois registres (registre de population, registre des étrangers et registre d’attente);
    • le handicap (SPF Sécurité Sociale);
    • les entreprises (Banque Carrefour des Entreprises);
    • les architectes (Ordre des Architectes);
    • les véhicules (Direction à l’Immatriculation des Véhicules);
    • le patrimoine (SPF Finances).

     La plate-forme supporte également les échanges entre les fournisseurs et les services publics régionaux dans le cadre de la facturation électronique (projet Mercurius).

    Ceci permet des transmissions sécurisées et une facilité de communication entre les citoyens et les administrations.

    En matière de traitement des données, cela dépend, bien sûr, le plus souvent des communes et de la planification des Agences administratives.

    Pour lutter contre la fracture numérique, il faut mentionner que 20 % des Bruxellois n’ont pas d’accès à l’espace numérique, tant sur le plan des techniques que des capacités à remplir les formulaires.

    D’où l’importance d’avoir aussi un Cyber Espace qui, par exemple, comme c’est le cas à Saint-Gilles, fonctionne très bien. On doit aussi mentionner les bornes interactives dans les communes pour faciliter l’attente et l’interaction.

    Dans ma réponse à la Secrétaire d’Etat, alors qu’elle nous confirmait qu’il y a bel et bien une disparité financière sur le plan de la disponibilité, je suis donc revenu sur l’importance d’avoir une harmonisation quant à la gratuité de ces documents en fonction de la plate-forme choisie, même si ceci dépend bien sûr des communes.

    Enfin, pour les CPAS, j’ai aussi rappelé l’importance des interconnexions sur le plan des demandes car une demande de documents est parfois une opération complexe alors que les institutions publiques disposent de voies privilégiées pour obtenir ces documents. Il serait donc utile d’avoir des routes administratives simplifiées et partagées pour accélérer et faciliter le processus.