• De l’emploi pour les Bruxellois!

    Je voudrais évoquer, dans ce post, la question des politiques de l’emploi qui est au cœur de la majorité de mes rencontres avec les Bruxellois, durant cette campagne.

    C’est vrai: la Belgique est sans doute moins touchée que le reste de l’Europe, quand on observe le taux d’augmentation du chômage depuis la crise. Selon Eurostat, le taux de chômage harmonisé s’établit à 8,5% en Belgique contre 10,5% au niveau de l’Union européenne et 11,8% au niveau de la zone Euro.

    Pour Bruxelles, dans son dernier communiqué, Actiris note que « fin avril, le taux de chômage est en augmentation sur base annuelle et atteint 20.6 % contre 20.1% en avril 2013. Il s’agit néanmoins d’une légère diminution par rapport aumois précédent (20.7 % en mars 2014) ».

    Par contre, bonne nouvelle, le communiqué souligne que « le chômage des jeunes, continue de baisser en Région bruxelloise : 1010 jeunes chercheurs d’emploi en moins en un an. Cela signifie que le taux de chômage des jeunes atteint en avril 2014 29.1 % contre 31.3% l’année passée. Concrètement,le nombre de jeunes chercheurs d’emploi a baissé ce mois-ci de 7.1%, cettebaisse était de 4.9 % en mars 2014 et de 4.2 % en février 2014 ».

    Il faut aussi noter que la croissance de l’emploi bruxellois est de 9,2% ; de 7,8% en Flandre et de 8% en Wallonie et que la Région-Capitale est celle qui crée le plus d’entreprises. Bruxelles génère 20% du PIB et par sa position et en fonction du flux des navetteurs, elle constitue le premier bassin d’emplois du pays (environ 700.000).

    MAIS les Bruxellois ne profitent pas assez des richesses de leur ville!

    Sans instaurer de nouvelles discriminations et sans faire de Bruxelles une ville figée et refermée sur elle, il faut pourtant soutenir le recrutement des Bruxellois (emploi, logement et mobilité sont ici liés), avec un emploi durable et justement rémunéré, via le partenariat avec Actiris.

    Je propose ces actions :

    – Soutien aux services publics dans les opportunités d’embauches de proximité, avec une redynamisation des politiques de l’emploi enfonction des spécificités des quartiers et des pôles de la Région.

    – Poursuite de la « Zone d’économie urbaine stimulée » (ZEUS) avec les incitants suffisants pour stimuler les entreprises à créer de l’emploi local. 

    – Politique de réduction des cotisations sociales pour soutenir l’emploi dans le secteur non marchand (notamment dans lesecteur socio-culturel).

    – Politique de soutien aux formations continues et post-scolaires, en ce compris pour l’apprentissage continu des langues ;

    – Investissement massif dans la matière grise et refinancement de l’enseignement supérieur. Bruxelles est la première ville étudiante du pays. Pourtant, le taux d’investissement en recherche et développement (R&D) en région bruxelloise est trop faible (1,4% du PIB) en comparaison de la Flandre (2,4%) ou de la Wallonie (2,5%). Ce résultat est dû aux faibles dépenses en R&D consenties par les entreprises bruxelloises.

    – Mise en œuvre de la « Garantie emploi jeunes » dès 2015. Tout jeune diplômé doit trouver une formation, un stage rémunéré ou un emploi dans les quatre mois.

    – Mise en œuvre du « Contrat d’insertion » et prise de responsabilité des Pouvoirs publics. Tout jeune travailleur, après 18 mois d’emploi, reçoit son contrat de travail d’un an,dans le privé ou le public.

    – Poursuite de la création des écoles de compétences et de formation aux métiers industriels, prioritairement axées sur les secteurs d’activités de pointe de la Région (Horeca, Tourisme, Technologiesdu web).

    – Lutte contre toutes les formes de discrimination à l’embauche par un « plan diversité » soucieux des solidarités entre Pouvoirs publics et entreprises, mais également contraignant sur le plan des aides de la Région.