• Comment soutenir les créateurs de jeux vidéos bruxellois?

    Ce lundi 23 novembre 2015, tout est hélas tellement morose, Bruxelles est comme à l’arrêt et l’inquiétude liée au terrorisme est palpable.

    Baisser les bras ? Non jamais ! La détermination ne doit jamais faiblir.

    La vie au Parlement continue donc et elle a sans doute encore plus de sens et de pertinence quand on prend la mesure qu’une série de dispositions prises par les pouvoirs publics sont en réalité en faveur d’une plus grande et meilleure cohésion sociale !

    Je voudrais vous parler de mon travail de ce jour, en Commission des finances et des affaires générales, où nous examinons les budgets, notamment en ce qui concerne la fonction publique et la recherche scientifique.

    Concrètement, nous disposons de dizaines et dizaines de pages d’analyses, de graphiques, de synthèses chiffrées, de tableaux de chiffres que nous explorons dans le détail, avec un ensemble de précieux collaborateurs, pour assurer la mission de contrôle du Parlement et pour bien sûr suivre l’action du Gouvernement, en dialoguant avec chacun des ministres concernés.

    Que peut-on retenir de ce travail, en faveur du citoyen bruxellois ?

    La recherche et l’innovation : encourager la production de matière grise !

    Tout d’abord, le gouvernement confirme un soutien décisif à la recherche scientifique, avec un encouragement pour la politique scientifique, qu’elle soit avec ou sans finalité économique. On mentionnera, par exemple, une augmentation des « crédits recherche » de près de 25% de 2015 à 2016, ce qui répond aux priorités inscrites dans la stratégie 2025 et le nouveau Plan régional d’innovation qui en fait partie.

    Ce sont aussi des moyens pour soutenir l’innovation et la recherche développées dans les entreprises, les universités, les hautes-écoles et les instituts de recherche. Ainsi, dans cet exercice budgétaire, on note un nouvel appui apporté au secteur de la chimie via un nouvel incubateur. Ou encore des politiques de soutien à la sensibilisation des jeunes aux filières d’enseignement et aux métiers scientifiques et technologiques, avec un renforcement de l’aide aux filières mathématiques et scientifiques qui retrouvent peu à peu de l’intérêt près de nos jeunes.

    Le budget confirme aussi un soutien décisif au fonctionnement de l’Institut de la Recherche Scientifique et de l’Innovation de Bruxelles (IRSIB), avec un encouragement à la recherche scientifique à/sans finalité économique. La dotation de fonctionnement soutiendra tous les processus en faveur de l’innovation technologique. Elle permettra aussi des aides accordées aux universités et hautes écoles. Dans un même sens, cette année, le budget ce sera aussi, par exemple, la dédicace d’un don spécifique au Fonds de la Recherche Scientifique – FNRS, en faveur de la recherche sur la leucémie et le cancer.

    Un secteur de pointe : la vidéo-ludique. Place aux jeunes créateurs bruxellois !

    Je voudrais aussi évoquer le Plan Régional d’Innovation qui se déploiera sur trois axes : la médecine spécialisée, l’économie numérique et l’économie verte, qui sont des matières que je suis avec la plus grande attention. C’est dans ce cadre qu’il faut parler de la question de la production vidéo-ludique. En effet, chaque année le secteur des jeux vidéo bat des records de chiffres d’affaires et constitue aujourd’hui une industrie florissante ! Bruxelles regorge de jeunes talents qui ne demandent qu’à se révéler et il faut soutenir la création informatique, l’invention infographique et le développement des compétences en ces domaines.

    Dans la discussion que j’ai eue, ce jour, avec la Ministre Laanan, j’ai mentionné que le chiffre d’affaires de l’industrie des jeux vidéo pèse aujourd’hui, à l’échelle mondiale, presque 66 milliards d’euros !

    A titre d’exemple, il faut rappeler qu’un pays comme la Pologne, pourtant sans tradition historique en matière de production vidéo-ludique, a relevé les opportunités de ce secteur. Pourtant, dans la Dernière Heure, il y a juste un an, on pouvait lire ceci : « Aujourd’hui, sur les 94 entreprises bruxelloises spécialisées dans l’audiovisuel que je connais, seule une s’occupe de jeux vidéos », confirme Guillaume Béland, conseiller pour Impulse Brussels, l’Agence bruxelloise pour l’Entreprise. “Pour moi, la raison est simple : il n’y aucun financement prévu“, ajoute-t-il. »

    Or cela va changer !

    La Ministre m’a confirmé, en séance, que des partenariats sont en place via InnovIris pour tout ce qui touche la reconnaissance visuelle en matière de jeux vidéo et de réalité augmentée.

    Il est donc très important que le gouvernement ait décidé de mettre en place des mécanismes et filières spécifiques, pour outiller et accompagner nos jeunes créateurs, comme il se doit.

    Bruxelles et la transition numérique : Be connected – Be Brussels !

    Le budget 2016 vient aussi en appui pour le domaine de l’informatique régionale et communale et pour la transition numérique, avec une hausse des moyens de fonctionnement et d’investissement. Il s’agit de soutenir la transition numérique et l’informatisation des services pour que la Région soit activement au service de ses citoyens, des entreprises et des organismes, via une meilleure gestion de la communication électronique. Dans ce cas, les investissements seront concentrés principalement sur la réalisation d’une Smart City à laquelle les citoyens et les entreprises sont invités à participer, pour créer une valeur ajoutée. Avec ce soutien à la Smart City, il s’agit bien sûr de stimuler l’économie numérique, tout en favorisant la conception d’applications créatives destinées à rendre la vie citoyenne plus interconnectée.

    Autre mesure importante dégagée par le travail budgétaire : le soutien à la digitalisation, à la numérisation des archives papier et à la gestion des documents électroniques, ou encore un soutien insistant aux politiques en faveur de l’accès à internet, pour une meilleure transition numérique.

    Par exemple, pour réduire la fracture numérique, des initiatives seront prises pour offrir l’internet à haut débit dans les écoles secondaires, pour équiper des lieux publics en wifi, pour donner un accès gratuit à internet aux Bruxellois dans les bibliothèques et les kiosques. On mentionnera aussi un soutien apporté à la vidéo-protection.

    Une administration toujours plus moderne et tournée vers les Bruxellois !

    Le budget montre aussi un soutien proactif au fonctionnement général du Centre d’Informatique pour la Région bruxelloise (CIRB), pour l’aider à mener des actions d’impulsion en matière de technologie de l’information et de la communication dans le cadre de projets transversaux, mais aussi pour un soutien aux technologies de l’information et de la communication dans les établissements d’enseignement (mise en oeuvre d’un plan multimédia pour les écoles).

    La volonté est de mener des actions en matière de simplification administrative et de soutien à l’engagement de Bruxellois peu qualifiés, au sein des organismes publics régionaux. Il y a aussi un fort soutien apporté en faveur d’un meilleur positionnement de la fonction publique régionale, en sorte qu’elle soit un employeur attractif et représentatif de la diversité de la population bruxelloise.

    Le développement des compétences et la formation du personnel constitueront d’ailleurs une priorité du gouvernement.

    Dans ce cadre, on doit signaler une importante augmentation budgétaire en ce qui concerne l’agence bruxelloise pour la simplification administrative, Easybrussels qui poursuit d’importants objectifs de simplification, comme les procédures et démarches administratives pour les citoyens et les entreprises, ainsi que le coût des charges qui en découlent.

    Enfin, signalons aussi la prise de mesures en matière de diversité d’un montant de plus d’1 million euros, afin d’accroître le nombre de Bruxellois dans les administrations régionales avec l’adoption d’un arrêté du gouvernement qui permet d’octroyer un subside pour l’engagement de Bruxellois, issus de quartiers défavorisés où la statistique de chômage est supérieure à la moyenne régionale.

    Bref, les mots d’ordre sont rationalisation, modernisation, simplification, rapprochement de l’administration régionale.