• Une très bonne nouvelle pour le transport scolaire de nos enfants en situation d’handicap !

    C’était un matin pluvieux de février, je faisais du porte-à-porte dans ma commune de Woluwe-Saint-Lambert, pour rencontrer les citoyen(ne)s, leur parler, les écouter, … et puis…

    Et puis, ce jour-là, j’ai rencontré, Horya et Nadia*, deux jeunes mamans, deux femmes seules aussi, élevant un enfant autiste. Un moment de partage et de fraternité, chargé d’émotions.

    Femmes debout, belles, dignes, courageuses, elles ont commencé à me raconter, avec une pudeur qui force l’admiration, leurs difficultés au quotidien, les drames de tous les jours, les incompréhensions qui se succèdent, les portes qui se ferment et, parfois bien sûr, la colère qui monte. Pourquoi ? Parce que, par exemple, Horya et Nadia ont été contraintes, toutes les deux, d’arrêter de travailler pour accompagner leurs enfants.

    Ce matin, en séance plénière du Parlement francophone bruxellois, c’est à ces deux merveilleuses femmes que j’ai pensé et c’est leur histoire que j’ai voulu relayer.

    J’ai interpellé la Ministre-Présidente Fadila Laanan sur la question du transport scolaire de ces enfants souffrant d’autisme et même, plus globalement encore, le transport des enfants scolarisés dans l’enseignement spécialisé.

    Car, actuellement, il y a un réel problème de places disponibles dans ces institutions, au point que des parents bruxellois doivent choisir un établissement dans une autre Région.

    Et puis, bien sûr, comme dans le cas d’Horya et de Nadia, les parents doivent tout simplement arrêter de travailler parce qu’il n’y a personne pour conduire les enfants, dans des voyages souvent longs, épuisants et laborieux.

    Ce matin, j’ai demandé à Fadila si des synergies allaient être mises en place avec les autres entités fédérées pour organiser un transport inter-régional de ces enfants scolarisés dans l’enseignement spécialisé et donc bien sûr dans une autre Région.

    La Ministre-Présidente a clairement entendu les lourdes préoccupations de ces familles que je voulais à tout prix relayer. Elle a dit qu’elle allait entamer des discussions avec les autres entités !

    C’est une excellente nouvelle ! La solidarité avance, les relations entre Régions se construisent, nos liens d’humanité se resserrent et la stigmatisation des handicaps recule.

    * J’ai changé les prénoms, pour des raisons que vous comprendrez.