• Mon bilan

    Depuis 5 ans, comme député régional, j’ai présenté près de 20 projets et amendements, 50 rapports parlementaires,  200 interpellations et questions parlementaires. Ce pouvoir d’interpellation est essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie. Mon combat en tant que socialiste est de lutter contre toutes les formes de précarités et d’inégalités. Pour les femmes comme pour les hommes.

    Au travers de mon action politique, j’ai travaillé pour offrir à chaque Bruxellois les conditions d’une vie plus digne. C’est la raison de mon engagement pour vous. Avec mes 100% de présence au parlement, je me suis battu pour rendre Bruxelles + Verte + Juste et + Solidaire.

    Un bilan, quatre chantiers

    Il y a 4 grands chantiers que j’ai menés durant ces 5 années:

    La qualité de vi(ll)e

    • Grâce à un contrôle accru de la qualité de l’air
    • Avec l’extension du réseau de mobilité partagée (vélos et scooters électriques, voitures partagées)
    • Par le renforcement de l’offre de carburants alternatifs (électricité, gaz naturel compressé)
    • Par le verdissement de la fiscalité automobile

    La lutte contre toutes les formes de discrimination

    • Grâce à la mise en place de tests de situation et d’« appels mystères » afin de lutter contre la discrimination à l’embauche
    • Via la reconnaissance du critère de la précarité sociale comme motif de discrimination
    • Avec une proposition de lutte contre les discriminations dans les lieux de sortie

    Le souci de réparer la démocratie

    • Avec un nouveau droit de pétition bruxellois
    • Par la mise en œuvre du décumul intégral des mandats
    • Via la promotion de relations commerciales démocratiques et justes (contrôle des TTIP, CETA, JEFTA et des missions économiques)
    • La volonté de donner des chances égales à tous Bruxellois.

    L’exigence d’avoir des chances égales pour tous les Bruxellois

    • Avec la généralisation de l’éducation à la vie affective et sexuelle dans toutes nos écoles
    • Avec l’installation de stéribornes et l’ouverture de salles de consommation à moindre risque
    • Par le renforcement de l’accessibilité de la STIB aux personnes porteuses d’un handicap
    • Par une approche plus humaine de la vie relationnelle et affective des personnes handicapées.

    5 années de travail parlementaire pour tous les Bruxellois !

    J’ai eu à cœur de travailler pour tous les Bruxellois et, par conséquent, j’ai cherché et j’ai réussi, dans mon travail, à réunir des majorités autour de textes et de questions progressistes qui, systématiquement, visent à offrir une vie digne d’être vécue à chacun de nous.

    Je pense bien sûr ici à toutes les urgences sociétales et économiques en matière de prévention, d’action et de protection portant sur les usages de ce que nous appelons les « drogues » derrière lesquels il y a toujours des personnes avec des profils très différents et des rapports aux drogues, très différents aussi.

    Je pense également à mes engagements en faveur de la mise en place de bornes d’échange de seringues, en sorte de mener une politique respectueuse de toutes les parties confrontées à cet usage de substances toxiques, ou encore à mon combat en faveur des salles de consommation où les risques sont prévus, pris en charge et compris dans une dynamique de juste santé publique.

    Je pense aussi à tout ce que j’ai accompli pour la mise en place des tests de situation anti-discrimination sur le marché du travail ou dans le secteur du logement, au travail mené en faveur de l’indexation de la prime « Be Home », à l’adoption de textes – critiques et certes très juridiques – relatifs aux traités de libre-échange (TTIP/CETA) mais aussi à ceux qui touchent des accords avec le Japon ou Israël ; je pense aussi à tout ce que j’ai mis en œuvre en faveur des missions économiques éthiquement responsables et qui doivent obligatoirement être en accord avec la promotion et le strict respect des droits de l’homme.

    Dans tous les cas, j’ai toujours travaillé en faveur de la mixité sociale, pour mettre en valeur la richesse de toutes les provenances géographiques et culturelles qui composent notre Région.

    Et ce n’est guère facile car le drame de notre Région est qu’elle est traversée par des fractures sociales et économiques lourdes qui génèrent des inégalités sociales flagrantes. A quoi s’ajoute le fait que durant ces cinq années de ma mandature régionale, notamment avec un Gouvernement fédéral asocial, un modèle capitaliste et néolibéral a rendu ces fractures encore plus socialement violentes. Et nous en voyons les effets dans une Région dualisée comme celle de Bruxelles.


    Briser les solitudes

    Tout ceci m’a poussé à aussi travailler pour des mesures en faveur de plus d’intégration sociale, en sorte de lutter contre toutes les formes de la précarité et d’inégalité là où elles frappent durement : l’emploi, le logement, le travail, l’économie régionale, la fiscalité, la mobilité, la formation initiale et continuée des jeunes et aussi tous ces lieux où les discriminations des personnes, en fonction de leur provenance, de leur culture ou de leur genre font des ravages, au cœur de mon action.

    Dans toutes mes interventions, j’ai milité pour des mesures et des actions politiques qui permettent de lutter contre toutes les formes de la dualisation urbaine et de l’exclusion sociale, et donc en faveur de politiques inclusives et porteuses de nouvelles solidarités intergénérationnelles.

    Avec cette boussole éthique et politique, j’ai marqué ces combats par des verbes d’action politique : briser les solitudes, trouver de nouvelles formes de partage des richesses, encourager les solidarités participatives, soutenir les entreprises à haut potentiel de créativité en matière de nouveautés technologiques et numériques, faciliter l’accès au logement aux plus jeunes, adapter les fiscalités, rendre notre tissu urbain plus social et plus connecté, limiter les consommations énergétiques publiques inutiles, lutter contre les fractures numériques et digitales, garantir des services et des transports vraiment « publics » et qui fonctionnent en intermodalité, militer pour un air pur dans notre Capitale avec un contrôle effectif et démultiplié dans l’espace géographique, anticiper les changements majeurs de notre économie mondialisée et de ses conséquences en matière d’emploi et de formation dans notre Région, et on pourrait encore allonger cette liste.

    Cependant, n’oublions pas que la Région de Bruxelles est un carcan territorial fermé avec une population constamment croissante et que si elle est une métropole, elle est aussi une capitale internationale et donc cosmopolite à haut potentiel de réunions et de rencontres internationales ce qui fait qu’elle doit permettre de coexister à des résidents habitants, des navetteurs, des visiteurs internationaux et des touristes.

    Voilà pourquoi j’ai aussi beaucoup travaillé pour faire en sorte que notre espace public demeure un lieu certes de mobilités partagées et économiquement durables et écologiques, mais aussi un lieu de socialisation et d’échanges où la qualité du vivre ensemble est préservée.

    En toute modestie, je me permets de souligner que je ne me suis pas réveillé hier sur les questions climatiques et écologiques : depuis le début, j’ai assailli de questions nos Ministres sur des questions allant de la qualité de l’air, en passant par la question de l’innovation technologique en matières d’énergies et de carburants jusqu’aux questions très actuelles des mobilités partagées et de ce que l’on appelle le « Free floating ».

    De même, dans toutes mes interpellations qui touchent cette question fondamentale de la cohésion des politiques urbaines, j’ai toujours agi en sorte qu’elles soient basées sur une vision sociale, inclusive et participative, pour éviter les communautarismes et les ghettoïsations mais aussi toutes les fractures socio-économiques.

    Voilà pourquoi j’ai aussi beaucoup insisté sur certaines questions éthiques et progressistes, en sorte de promouvoir une vision juste de le dignité humaine, de l’interculturalité, du respect des orientations sexuelles, de politiques avec un usage du « genderstreaming » comme plan d’action ou encore de promouvoir le respect des personnes qui sont les travailleurs du sexe et qui veulent des conditions de travail respectueuses et éloignées de toutes les formes de violence et de marchandisation des corps.

    Et j’ai aussi été en ce sens pour que l’on donne du sens à la vie sexuelle des personnes handicapées qui ont aussi droit à ce que les dures fatalités de leur maladie ne viennent pas totalement entraver leur droit au plaisir de vivre et d’aimer ! Je pourrais aussi évoquer mes combats en faveur des aides à la mobilité pour ces personnes handicapées, notamment quand elles sont âgées, car vivre et se mouvoir à Bruxelles est loin d’être simple pour eux.

    Je devrais aussi mentionner ce que j’ai fait, avec entêtement, pour que nos jeunes soient rigoureusement formés en matière de vie affective et sexuelle via les modèles de la formation EVRAS et pour faire en sorte que des associations réactionnaires et intégristes n’aient plus droit de se produire dans les classes et de colporter des visions rigides et fausses sur ces questions essentielles.


    Emploi, logement, mobilité: vers une qualité de vi(ll)e

    En matière d’emploi, j’ai voulu avoir une approche transversale et interconnectée des politiques de l’économie, de l’emploi et du logement. Bruxelles est le plus grand bassin d’emploi du pays et c’est ici que le rapport PIB/habitant est parmi les plus élevés d’Europe et le taux de création d’entreprises du pays le plus élevé́ aussi.

    Je suis intervenu de multiples fois auprès du Ministre Gosuin pour évoquer le taux de chômage trop élevé chez les plus jeunes, avec hélas des concentrations fortes dans certains quartiers. Nous avons des mesures fortes comme la « Garantie jeune » mais nous avons aussi travaillé pour faire en sorte que si les conséquences du chômage bruxellois sont économiques et sociales, tout soit fait pour que la relance économique passe par des mesures fortes et proactives.

    Nous avons travaillé en faveur de la modernisation du tissu économique et du développement des pôles d’emplois spécifiques, en essayant de mettre en évidence des secteurs de pointe de la Région, pour bien entendu les soutenir.

    Nous avons travaillé ensemble à toutes les solutions économiques en faveur de la formation des jeunes chercheurs d’emploi, de la formation professionnelle via le stage rémunéré en entreprise, du support aux investissements économiques, de l’aide aux développements de l’entreprise avec des opérations de « reporting » et de « monitoring », de l’accompagnement des jeunes entreprises ou encore des programmes d’aide à la croissance socio-économique de la Régions.

    J’ai aussi soutenu toutes les mesures gouvernementales en faveur des supports technologiques à la formation continue et en faveur de la revalorisation des métiers techniques et manuels, sans oublier la réalité économique de la classe moyenne. Pour cela, un immense travail s’est fait en Commission pour repenser les politiques de requalification de la main d’œuvre locale et parvenir à créer des incitants à l’embauche des Bruxellois, pour faire en sorte que ces activités économiques restent bien en phase avec le développement socio-économique de la Région.

    Enfin, je veux encore ajouter le travail que j’ai mené en faveur des politiques de soutien aux initiatives en faveur des cultures urbaines et des arts numériques car on ne le sait pas assez Bruxelles regorge de talents et les effets de ces activités à haut potentiel de création technologique ont des retombées sur nos infrastructures culturelles et événementielles, et donc touristiques.

    ***

    En matière de logement, j’ai visé une politique solidaire, juste, équitable et intergénérationnelle, en veillant aux projets du Gouvernement dont la création des pôles de proximité multipolaire qui commencent à se mettre en place.

    A Bruxelles, les loyers ont augmenté de 44% en 10 ans contre une augmentation de seulement 20% pour l’indice santé et nous savons que les Bruxellois consacrent en moyenne 30 % de leur budget aux frais de logement. Voilà pourquoi j’ai milité en faveur des moyens visant à faciliter l’accès à la propriété, via des mesures de déductibilité fiscale.

    Ici, j’ai été guidé par l’exigence que toutes nos politiques de logement gardent un rôle intégrateur et socialement inclusif, avec une promotion des mixités sociales et économiques, ceci via évidemment la question fondamentale de la régulation des loyers, de la régulation politique de l’offre et de la demande, via le contrôle des prix du locatif et de l’acquisitif, en raison du boom démographique et du carcan fermé, mais aussi en raison du cosmopolitisme international (Commission, Otan, etc.) qui ont un impact sur le logement.

    J’ai aussi travaillé sur la question de ce que j’appelle volontiers le logement juste, durable et solidaire, notamment en prenant en compte la situation des logements sociaux et des grands projets de logements pour nos étudiants, puisque Bruxelles est la première ville estudiantine du pays. Un logement décent, abordable et régulé est essentiel et j’ai de multiples fois questionné les critères de qualité d’attribution et d’acquisition de ces logements où l’encadrement des loyers et des conditions de baux locatifs est une exigence sociale.

    Enfin, j’ai aussi travaillé aux politiques de logement qui prennent en compte des situations plus ciblées comme la rénovation et la reconversion des immeubles vacants ou abandonnés, les besoins en matière de mixité intergénérationnelle, les demandes des ménages à revenus moyens, des personnes âgées, des personnes handicapées et aussi celles émanant des très nombreuses familles monoparentales qui demandent une attention très importante, en raison de la précarité sociale.

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    Enfin, venons-en à la mobilité et à mes dialogues avec notamment le Ministre Smet. On le sait bien notre Région très mélangée dans sa composition : les habitants, les travailleurs, les navetteurs et les visiteurs internationaux.

    Elle doit cependant rester accessible à tous, avec des itinéraires, des cadences et des horaires adaptés aux formes multiples de notre vie urbaine. A Bruxelles, il y a 3 millions de déplacements par jour et la mobilité est un enjeu pour la politique économique, pour la politique d’emploi, pour la politique environnementale.

    Dans mes travaux, j’ai voulu toujours penser le complexe de cette question, avec une stratégie globale et crédible, pour ne pas sombrer dans la démagogie. Redonner plus d’espace aux piétons et aux cyclistes, tout en les protégeant dans les lieux accidentogènes, faciliter l’intermodalité de nos déplacements, sécuriser les nouvelles modalités de déplacements, repenser une utilisation intelligente, solidaire, écologiquement propre et économiquement rentable des alternatives aux carburants polluants, promouvoir les opérations de mise en place du co-voiturage et penser la réalité de l’avenir des véhicules électriques.

    J’ai aussi mené une série d’interpellations sur la nécessaire politique d’interconnexion des services publics de la mobilité pour l’amélioration de la collaboration entre les différents opérateurs de la mobilité et en mettant tout en œuvre pour promouvoir de façon non dogmatique une mobilité douce et écologiquement tenable et durable, mais qui ne relancera pas les effets sociaux de la dualisation. Il est impératif de nous responsabiliser sur la question des émissions de C02 et des microparticules via des mécanismes de contrôle de ses nuisances et par des moyens de substitition, ce que j’ai souvent demandé dans mes interpellations sur ces questions.

    Le travail doit être continué: rendez-vous le 26 mai!

    Bien sûr, je n’ai pas tout dit de mes travaux parlementaires et je n’ai pas résumé de façon exhaustive toutes mes interpellations… Je pourrais encore parler du Wifi dans les espaces publics, de la simplification administrative, des droits des LGBT, des allocations d’insertion, de l’économie circulaire ou encore de la STIB.

    Tout ce site internet est mon bilan !

    Je l’ai créé et mis à jour depuis le début de mon travail, en expliquant semaine par semaine et mois par mois tout ce que je faisais, ce que je disais, ce que je demandais et le suivi que j’assurais. C’est pour moi la vraie « transparence » et je veux être jugé sur ce que j’ai fait.

    Quoi qu’il en soit, désormais que cette législature touche à sa fin, je suis fier de ce travail accompli, de façon individuelle et collective. Je suis bien conscient que le travail doit être continué.

    Voilà pourquoi le 26 mai prochain, j’espère pouvoir compter sur votre confiance et sur votre soutien à la jeune génération politique.

    Julien