• Les traces de Coronavirus dans nos eaux usées : priorité à la sécurité des travailleurs du secteur des eaux

    On sait bien que des traces d’acide ribonucléique (ARN) appartenant au coronavirus ont été retrouvées dans des échantillons d’eaux usées en Flandre prélevés par Aquafin (en charge de l’assainissement des eaux au nord du pays).

    Tous les échantillons se sont révélés positifs au coronavirus. Mais j’ai interrogé notre Ministre compétent sur les effets précis de cette contamination sur les travailleurs du secteur des eaux!

    Si l’ARN subsiste après que le virus a perdu sa charge contagieuse, ces résultats nous renseignent sur la dispersion mais pas son aspect contagieux.

    Notons que plus aucune trace du virus n’a été retrouvée dans les eaux après assainissement.

    Ces résultats sont conformes aux prévisions et sont comparables avec ce qui a été constatés aux Pays-Bas où le virus avait été repéré dans les eaux usées à Tilburg ainsi que dans les stations d’épuration.

    La détection de la présence du virus dans les eaux usées est possible cela demande peu de moyens, et cela donne un aperçu assez fiable.

    Selon la SBGE, aucune analyse similaire des eaux usées en Région Bruxelles-Capitale n’a été réalisée, ni sur la Station de Bruxelles-Sud ni sur la Station de Bruxelles-Nord.

    Dès le début de la pandémie, suite aux publications de l’OMS et aux échanges avec ses partenaires (VEOLIA, SEDE, …) et collègues belges (BRUXELLES-ENVIRONNEMENT, AQUAFIN, SPGE) sur le sujet, la sécurité du personnel de la SBGE et de ses sous-traitants étant une priorité, celle-ci a décidé d’appliquer le principe de précaution et de considérer qu’il y a bien des traces de Covid-19 dans les eaux usées arrivant sur ses installations. Il n’y avait dès lors, pour la SBGE, que peu d’intérêt à analyser la quantité d’ARN Covid-19 présent.

    En concertation avec la médecine du travail, la SBGE a par contre renforcé les mesures de protection du personnel pour limiter les contacts avec les eaux usées surtout en présence d’aérosols (nettoyage d’équipement, par exemple). Le suivi de l’évolution de la pandémie en Belgique via l’analyse de la présence d’ARN à l’entrée des stations d’épuration a été évoqué dans certains articles de presse récents. La SBGE participera bien évidemment à ce suivi si un protocole permettant d’intégrer et de comparer les résultats est proposé et mis en place par les autorités de contrôle de la pandémie.

    En l’occurence, si aucune analyse n’a été effectuée il est plus que probable que les eaux usées qui arrivent aux stations bruxelloises contiennent des traces d’ARN de Covid-19 dans

    La SBGE a donc décidé de considérer qu’il y a effectivement présence de telles traces dans les eaux usées pour prendre les mesures nécessaires pour son personnel.

    Tout comme en entrée d’usine, il n’y a pas eu d’analyses de recherche de traces d’ARN de Covid-19 réalisées en sortie d’usine sur les eaux traitées en Région Bruxelloise. Le peu d’information disponible sur le sujet confirme toutefois les résultats de l’étude que je citais précédemment, à savoir qu’il ne subsisterait plus de traces après traitement au niveau des eaux épurées.

    En ce qui concerne la contagiosité des traces d’ARN de covid-19 présentes dans les eaux usées, la médecine du travail considère que le risque de contagion via ce mode de transmission est très faible.