• Adoption au Sénat de la résolution visant à renforcer la position de Taïwan au niveau de la sphère internationale.

    En séance plénière du Sénat, ce 26 mars 2021, j’ai soutenu, sans la moindre réserve, notre Résolution visant à défendre et à renforcer la position de Taïwan dans le concert des nations démocratiques.

    Elle a été adoptée avec 49 voix pour.

    Sans grande surprise, le PTB a été fidèle à lui-même et s’est abstenu.
    Cette complaisance envers les comportements dictatoriaux de la Chine est un des côtés les plus sombres de ce parti !

    Il est pourtant urgent d’agir.

    Les pressions exercées sur Taïwan par la Chine deviennent de plus en plus redoutables. C’est la stratégie de l’étouffement, sur tous les plans : militaire, diplomatique et économique, et bien entendu en matière de respect des Droits humains.

    Les exercices militaires répétés et les démonstrations de force, dans cette zone sous haute tension, menacent aujourd’hui la paix et la stabilité de la région.

    Sur le plan diplomatique, l’isolement de Taïwan au plan international se poursuit, notamment dans la zone Pacifique où les États, soutenus via le financement de leurs infrastructures, se tournent un à un vers Pékin.

    La mise en place de « La politique d’une seule Chine » s’accélère et le discours du ministre des Affaires étrangères chinois, est sans équivoque :
    « L’île de Taïwan a été et sera toujours une partie inaliénable du territoire chinois. Ce statut ne changera pas et est impossible à changer».

    Le projet d’une Chine unique est en marche et la situation actuelle de Hong-Kong, avec ses violentes répressions, doit nous mettre en garde quant aux risques encourus par Taïwan.

    Après l’adoption par le Parlement chinois le 30 juin 2020, d’un texte annihilant les libertés fondamentales et démocratiques de Hong-Kong, Pékin poursuit sa réforme du système électoral, dans le but d’écarter l’opposition pro-démocrate. Un à un, les militants qui défendent l’Etat de droit et le projet politique de la démocratie sont mis derrière les barreaux.

    De Londres à Washington, la diplomatie internationale s’indigne, accusant Pékin de violer les termes de la rétrocession de 1997, censés garantir un fonctionnement démocratique à Hong Kong jusqu’en 2047.

    C’est sans effet sur Pékin qui continue à étouffer impunément la contestation en emprisonnant les militants démocrates accusés de « subversion ».

    Il ne faut pas être dupe, Taïwan est le prochain sur la liste.

    Entre l’UE et la Chine, le ton se durcit de part et d’autre.

    Les intimidations et les menaces se succèdent, y compris à l’égard de parlementaires européens et de leur famille, en réponse aux sanctions prises par l’Union européenne, le Canada et les États-Unis.

    Je leur apporte tout mon soutien et je suis fier d’eux !

    DISONS-LE CLAIREMENT : LA CHINE N’EST PAS DANS LE CAMP DES DÉMOCRATES ET ELLE NE RESPECTE PAS LES DROITS HUMAINS.
    IL EST INTOLÉRABLE DE SACRIFIER LA DIGNITÉ HUMAINE AU PROFIT DES LOIS DE LA FINANCE !

    Pour soutenir Taiwan, il faut multiplier et renforcer nos échanges, de toute nature.

    Grâce principalement aux secteurs privés, culturels, académiques et touristiques, la Belgique entretient des relations commerciales fortes avec Taïwan : santé publique, formation, recherche médicale et ce, malgré l’absence officielle d’échanges.

    D’ailleurs, en pleine pandémie, comment ignorer la décision, pourtant condamnée par de nombreux pays, de maintenir l’exclusion de Taïwan de l’OMS ?

    Malgré un système de santé classé au 9e rang mondial et malgré l’appel de l’Association médicale mondiale, de l’Association médicale européenne et du Comité permanent des médecins européens, l’OMS reste inflexible en raison de la pression mise en place par la Chine.

    La pandémie de Covid-19 a pourtant prouvé que Taïwan faisait partie intégrante du réseau mondial de santé publique, et que le modèle de Taïwan pouvait aider les autres pays à la combattre.

    Taïwan a également fait don d’équipements médicaux et de matériel pour faire face à l’épidémie aux pays qui en avaient besoin, et a également rejoint le COVAX organisé conjointement par GAVI the Vaccine Alliance, la CEPI et …l’OMS.

    Au niveau aéronautique, l’exclusion de Taïwan de l’OACI la prive d’une expertise indispensable et rend d’autant plus difficile la garantie du respect de la mise en conformité avec les normes internationales, malgré une expertise reconnue et la gestion de l’un des trafics aériens les plus denses et les plus sûrs au monde.

    Pour ces raisons et tant d’autres, il est vital d’encourager une reprise rapide de pourparlers bilatéraux aux niveaux international et européen.

    Le Sénat représente un lieu opportun pour ce travail à mener, tant sa vision transversale est utile à la résolution de cette problématique.

    Par cette proposition de résolution, le Sénat délivre un message sans ambiguïté.

    Taiwan est une démocratie vivante et assumée. C’est un exemple au niveau de la liberté de la presse, de l’accès à des soins de qualité, dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi au niveau de l’égalité entre les femmes et les hommes et du respect des personnes LGBTQI+.

    Nous devrons aussi les aider dans la compréhension de la nécessité d’abolir la peine de mort, toujours d’application chez eux.

    Nous ne devons pas fermer les yeux sur l’autoritarisme et le totalitarisme de la Chine.

    C’est un devoir de soutenir ces démocraties qui résistent, qu’elles soient proches de nous ou à des milliers de kilomètres.

    Taiwan est plus qu’un symbole, c’est un modèle de société, un modèle démocratique qu’il nous faut absolument soutenir et protéger.

    Taiwan est clairement menacée. Soutenons son peuple !

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