• La filière de la pomme de terre n’a plus la patate… mais comment la soutenir en mangeant “Good Food” ?

    Durant cette crise, la presse s’est fait l’écho des difficultés rencontrées par la filière de la pomme de terre en période de pandémie, y compris à l’étranger. 1 2 3
    On y relaie l’appel aux belges à consommer des frites deux fois par semaine, afin de sauver les producteurs de pommes de terre. À l’origine de cet appel, une déclaration de Romain Cools, secrétaire général de l’organisme belge de l’industrie de la pomme de terre Belgapom :

    “Nous travaillons avec les supermarchés pour voir si nous pouvons lancer une campagne demandant aux Belges de faire quelque chose pour le secteur en mangeant des frites – en particulier des frites surgelées – deux fois par semaine pendant la crise des coronavirus.”

    Au delà de l’image d’Épinal et des clichés, se posent des questions économiques et sanitaires.

    Le problème est en grande partie dû à une baisse de la demande dans le secteur de la pomme de terre congelée, qui représente environ 75% de la transformation de la pomme de terre en Belgique.
    Les frites congelées appartiennent clairement à la catégorie des produits transformés et certainement pas à celles des produits frais et sains donc Good Food fait la promotion.

    J’ai donc demandé au Ministre ce qu’il pensait de cette situation compliquée…

    Dans sa réponde à ma question écrite, il m’a dit qu’a priori aucun producteur de pommes de terre situé en Région Bruxelles-Capitale ni hors de la région n’a sollicité l’aide du cabinet du Ministre.

    Contrairement à la Wallonie, aucune campagne de soutien au secteur de la pomme de terre en Région Bruxelles-Capitales n’a été réalisée ni même envisagée. Par contre, il est prévu une aide financière spécifique, sous la forme d’une prime, pour les entreprises actives dans la production primaire de produits agricoles et dans l’aquaculture en Région de Bruxelles-Capitale a été prévue.

    Concernant toutes les entreprises actives dans la production primaire, dont les pommes de terre, ce soutien à la production primaire est conforme à la stratégie Good Food.

  • Confinement et faune sauvage et domestique

    La nature reprend ses droits.

    Quelle est la réalité derrière cette image un peu romantique que l’on peut voir à longueur d’articles et de publications sur les réseaux sociaux ?
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  • Confinement et excès de vitesse

    L’institut Vias a mené une étude basée sur les données collectées par les systèmes de navigation des voitures. Il apparait que les vitesses moyennes pratiquées au augmenté de 6 % sur les longs trajets et de 8 % dans les rues de Bruxelles.1

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  • 10.000 kits de graines à semer gratuits

    À l’initiative de Good Food1 10 000 kits de graines à semer ont été distribués gratuitement au printemps 2019. Suite au succès de la précédente édition, l’opération est renouvelée cette année. Ce seront donc 20 000 kits de graines comprenant des semences de salade, de bettes et de concombre qui seront offerts gratuitement à tous les Bruxellois qui en font la demande.
    Il est déjà possible aujourd’hui de commander son kit de graines en remplissant un formulaire en ligne. Le site nous précise que le kit arrivera début mars dans votre boite aux lettres !

    J’ai interrogé le Ministre sur différents points.

    Le kit fera-t-il l’objet d’un envoi postal ou d’une livraison spécifique ?
    D’une part, les kits de graines sont envoyés par voie postale aux citoyens bruxellois qui en font la demande via le formulaire web suivant (à ce jour, 9 800 commandes individuelles ont été effectuées) et continueront d’être envoyés jusqu’à la mi-mai.

    D’autre part, 4 000 kits de graines ont été acheminés via des postiers à vélo aux partenaires de l’action et acteurs relais.

    Ceux-ci ont pu distribuer les kits à leur public (soit avant le confinement, soit pendant le confinement, en prenant les mesures de sécurité nécessaires) ou comptent distribuer le kit dans le courant des prochains mois (les semences peuvent être plantées jusque mi-juin cette année ou bien à la prochaine saison, et elles sont conservables jusque fin 2022).

    L’opération des envois se poursuit jusque mi-mai et le solde des kits qui n’aurait pas été distribué cette année sera conservé pour une distribution au printemps prochain.

    Quelle est l’empreinte carbone de l’envoi de 20 000 kits ?
    Le Ministre n’est pas en possession des informations nécessaires pour répondre à cette question car trop de paramètres complexes entrent en ligne de compte pour ce calcul.

    Néanmoins, il assure que tout a été fait pour minimiser les impacts environnementaux de l’action (notamment par la distribution groupée et distribution à vélo).

    D’autres moyens de distribution sont-ils prévus ? Par exemple la possibilité de retirer les kits aux guichets communaux/régionaux lors de formalités administratives ou un retrait de documents.
    Plusieurs communes ont reçu des kits à distribuer à leur population (lors d’événements ou bien aux guichets) mais ne sont actuellement pas en mesure de procéder à la distribution vu la situation du confinement liée au Covid-19. En fonction de la prolongation du confinement, elles pourront distribuer les kits à leur public encore cette saison-ci ou bien les garder pour la saison prochaine.

    Quelle est la nature des emballages utilisés pour ce kit ? Sont-ils exempts de plastiques ? Biosourcés ? Biodégradables ? Ou a minima Compostables ?
    Les graines sont emballées dans des petits sacs et envoyées dans des enveloppes, tous deux conçus en papier recyclé et imprimés avec de l’encre végétale.
    L’assemblage des kits a été réalisé par un atelier protégé bruxellois (APAM).

    Les variétés classiques permettent de récupérer les graines pour les semis de l’année suivante, ce qui n’est pas le cas des hybrides F1. Afin d’encourager la récolte des graines, pour un semis l’année suivante, les variétés F1 ont été exclues du kit.

    Les graines proviennent d’un producteur wallon, Semailles, et le type de graines demandées pour une culture facile proviennent de Hollande et sont certifiées bio.

    Des conseils ont été joints pour inciter et expliquer aux bruxellois comment produire et récolter leurs propres semences.
    Le kit comprend des explications au dos de chaque sachet de graines, ainsi qu’un flyer reprenant davantage de précisions sur le mode de culture de chaque graine, et renvoyant également vers des informations plus complètes sur les sites web de Goodfood ainsi qu’une possibilité de soutien (les Maitres Maraichers, des bénévoles que nous formons et qui peuvent répondre aux questions des Bruxellois).

    Les destinataires du kit qui ont marqué leur accord vont également recevoir un mail d’informations complémentaires pour les accompagner dans la culture de leur kit.

    Enfin, des informations et des tutoriels autour du kit de graines sont également dispensés sur la page Facebook Goodfoodbrussels

  • Factures Villo!

    Les transports entre le domicile et le lieu de travail constituent une des sources de congestion automobile la plus évidente et sensible dans notre Région.

    À ce titre, l’utilisation des Villo! et a fortiori celle des e-Villo! constitueraient, pour certains travailleurs, une alternative intéressante.

    À l’heure actuelle, JC Decaux prévoit des formules pour les entreprises désirant offrir un abonnement à leurs salariés. Sauf erreur de ma part, rien de tel n’existe pour les indépendants sous le statut de « personne physique » qui, partant, ne pourraient recevoir une facture leur permettant de déduire l’abonnement dans le cadre de leurs frais professionnels.

    Cette absence constituerait alors un frein à l’utilisation pour des raisons professionnelles du réseau Villo!.

    Suite à mes questions, JC Decaux a confirmé qu’il n’est pas prévu que ces indépendants « personnes physiques » reçoivent automatiquement une facture indiquant leur numéro de TVA/numéro BCE lors de la souscription à un abonnement Villo, mais qu’il est toutefois toujours possible de prendre contact avec le call center de Villo pour demander la facture en question.

    Pour JC Decaux le justificatif téléchargeable sur le site internet de Villo ou via l’application est déjà suffisant (à titre de comparaison avec le justificatif de taxi qui n’indique pas non plus le numéro de TVA).

    Y aurait-il une f(r)acture entre “indépendants en personnes physique” et sociétés ? On est vraiment en droit de se le demander!

  • Carsharing en free floating

    Drive Now leaves Now !

    Nous avons appris cette semaine que l’opérateur Drive Now allait quitter notre Région au 1er mars prochain. J’ai interrogé la Ministre qui a partiellement répondu à mes questions en commission mobilité du 14 janvier 2020.

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  • Le rayonnement de la tech bruxelloise

    Soucieux de la visibilité des entreprises Bruxelloises, j’ai demandé au Ministre de me communiquer les informations et données pour chaque foire organisée à l’étranger dans des domaines relatifs aux hardware, software, IoT, téléphonie (tels que les salons Mobile World Congress, le VivaTech ou le Web Summit, CES, Techcrunch Disrupt…).

    Les données suivantes sont basées sur les dossiers introduits depuis le 1er janvier 2018, date d’entrée en vigueur de l’Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 19 juillet 2017 portant exécution de l’ordonnance du 13 janvier 1994 relative à la promotion du commerce extérieur.

    Les salons repris ci-dessous l’ont été sur la base de la liste mentionnée dans la question et des actions organisées par Hub.brussels. Il est néanmoins possible qu’il y ait encore d’autres salons dans le domaine IT pour lesquels des entreprises ont introduit une demande de subside, vu que BEE n’a pas la possibilité technique de sérier les salons sur la base de leur domaine.

    • CES
      – 1 demande (2018)
      – 1 octroi
      – 4.261,50 EUR
      – Secteur IT
    • Fintech
      – 1 demande (2018)
      – 1 octroi
      – 2.778,88 EUR
      – Secteur IT
    • Gitex
      – 7 demandes (5 en 2018 et 2 en 2019)
      – 5 octrois
      – 2.545,25 EUR en moyenne par dossier
      – Secteurs : IT, Conseils de gestion, Services d’informationsIBC
      – 7 demandes (6 en 2018 et 1 en 2019)
      – 6 octrois
      – 4.529,66 en moyenne par dossier
      – Secteurs : IT, Télécommunications, Edition de logiciels
    • Laval Virtual
      – 1 demande (2019)
      – 1 octroi
      – 1.464,71 EUR
      – Secteur IT
    • MWC
      – 14 demandes (7 en 2018 – 7 en 2019)
      – NB : une demande avait été introduite pour l’édition 2020, mais a été classée sans suite à la demande de l’entreprise suite à l’annulation du salon
      – 10 octrois
      – 5.459,66 EUR en moyenne par dossier
      – Secteurs : IT, Conseils de gestion
    • Smart city expo world congress
      – 1 demande (2019)
      – 1 octroi
      – 1.200 EUR
      – Secteur: Commerce de gros d’équipement et de composants électroniques et de télécommunication
    • TechCrunch
      – 4 demandes (1 en 2018 et 3 en 2019)
      – 4 octrois
      – 2.623,13 EUR en moyenne par dossier
      – Secteur : IT
    • Viva Tech
      – 1 demande (2018)
      – 1 octroi
      – 12.500 EUR
      – Secteur : Conseils de gestion
    • Websummit
      – 11 demandes (2 en 2018, 5 en 2019 et 4 en 2020)
      – 11 octrois
      – 1.654,20 EUR en moyenne par dossier
      – Secteurs : IT, Conseils de gestion
  • Mobile World Congress

    Face au nombre de défections des participants, liées à la crainte de la propagation du coronavirus, le Mobile World Congress (MWC), prévu à Barcelone du 24 au 27 février, a finalement été annulé1, ce mercredi 12 février.

    Le paiement des aides2 allouées dans le cadre de voyages de prospection et d’exposition durant une foire à l’étranger se déroulent en deux temps :

    Participation à la foire et conservation de toutes les factures et tous les tickets.

    Dans les 90 jours à partir de la clôture de la foire, demande de paiement de l’aide : envoi des factures et justificatifs des dépenses au gestionnaire de dossier.

    Sont également visés par les subsides les nuitées et les Forfaits pour les frais d’hébergement et de voyage par avion.

    Ces informations reprises dans la brochure d’information3 ad hoc, ne précisent pas les conditions en cas d’annulation.

    Si les frais de location d’emplacement sont pris en charge par le salon WMC dans ce cas de figure, d’autres postes comme certains billets d’avions sont non modifiables ni remboursables.

    En l’occurence Monsieur le Secrétaire d’État, pouvez-vous me dire :

    J’ai interrogé le Ministre sur des avances sur frais éventuelles et les conditions de remboursement des frais engagés pour les réservations non remboursables.
    Aucune avance sur frais n’est faite par Bruxelles Economie et Emploi (BEE) dans le cadre des incitants financiers octroyés pour la réalisation de voyages de prospection et pour la participation en tant qu’exposant à des foires à l’étranger.

    Concernant les entreprises qui ont déjà engagé des dépenses, BEE calculera son intervention (50 ou 75%) sur base des frais éligibles n’ayant pas fait l’objet d’un remboursement, pour autant que ces frais permettent d’atteindre le seuil minimum d’intervention de 500 EURO fixé par les articles 18 et 29 de l’Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale portant exécution de l’ordonnance du 13 janvier 1994 concernant la promotion du commerce extérieur de la Région de Bruxelles-Capitale du 19 juillet 2017.

     

    1 Coronavirus : le Mobile World Congress de Barcelone est annulé – Sandrine Morela – Le Monde – 13-02/2020
    3 Dopez vos activités à l’international les aides financières à l’exportation pour les pme bruxelloises – LES AIDES FINANCIÈRES À L’EXPORTATION POUR LES PME BRUXELLOISES
  • Perruches à Bruxelles : la vague verte n’est pas celle qu’on pense

    « Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux » chantait Pierre Perret en évoquant les canaris jaunes, les bengalis et les perruches de la concierge. Il n’imaginait sans doute pas qu’aujourd’hui le nombre de perruches s’élèverait à 20 0001 selon les estimations.
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  • Les modes de livraison alternatifs

    L’explosion du commerce international a engendré de nouvelles problématiques logistiques et environnementales.

    D’après Bruxelles Environnement (2014), le trafic de camions et de camionnettes est responsable de 25% des émissions de CO2, de 32% des émissions de particules fines (PM10) et de 33% des particules extra-fines (PM2.5) générées par le trafic1.

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