• Installation de panneaux podométriques à Bruxelles

    Une bonne résolution pour ancrer davantage la marche à Bruxelles.

    L’être humain est avant tout Homo erectus – animal debout – et Homo ambulans – marcheur- avant d’être Homo Sapiens, Loquens (parlant) ou Faber (travailleur).

    Marcher debout sur deux jambes est d’ailleurs ce qui nous distingue parmi toutes les espèces, y compris les grands singes qui y parviennent un peu, mais pas de façon continue et permanente.1


    La marche nous définit, à tel point quelle est devenue aujourd’hui un nouveau champ de recherche et que les walking studies se multiplient.

    « Dis-moi comment tu marches, je te dirai qui tu es ».

    Si dans notre capitale la marche à pieds constitue le premier mode de déplacement, dans de nombreuses villes on ne marche presque plus.

    Pourtant Hippocrate2l’affirmait déjà il y a près de 2 500 ans : « la marche est le meilleur remède pour lʼHomme ».

    En effet, les enjeux positifs liés à la marches sont multiples :

    • En matière de santé, l’OMS rappelle régulièrement que les maladies cardiaques, l’asthme, le cancer et le diabète sont aggravées par le manque d’espace pour la marche, le vélo et la vie active. Le diabète est trop souvent lié à l’obésité et à l’inactivité physique dans les villes dépourvues de bonnes infrastructures de transport en commun et de marche.3
    • En matière d’environnement, la marche permet de préserver la qualité de vie et limiter la pollution atmosphérique dans le cadre d’une approche durable de la ville. C’est le moyen de transport le moins polluant et de loin.
    • Enfin dans le domaine de la mobilité, la marche constitue également un enjeu majeur au niveau du shift modal que nous nous attelons à promouvoir dans nos villes.

    Malgré tout, le balisage destiné aux marcheurs fait encore trop souvent défaut dans nos villes, empêchant ainsi les piétons, peu importe leur profil, de circuler sereinement et efficacement.

    La réponse n’est cette fois pas à chercher du côté des applis, utiles à d’autres égards, ni de nos smartphones qui nous transforment trop souvent en « Smombies » – un mot-valise formé à partir de smartphone et zombie – faisant de nous des piétons aux yeux rivés sur nos téléphones au point de négliger complètement ce qui se passe autour de nous.

    Ce comportement problématique est un phénomène mondial, identifié comme accidentogène et que de nombreuses villes et métropoles tentent de juguler en incitant les piétons à lever les yeux.

    La signalétique à créer à destination des piétons doit donc tenir compte de la sécurité, mais également des usages. Ainsi lors d’une déplacement à pieds, il est plus important de connaître le temps nécessaire que la distance à parcourir.4

    Une analyse préalable des flux de piétons doit permettre de répondre aux besoins réels et d’identifier des problèmes éventuels : carrefour accidentogène ou évitement d’une rue par un public féminin.

    Rappelons que la marche répond à des enjeux utilitaires et touristiques, mais également sociologiques avec une vocation d’ancrage du piéton à la ville. Par le biais de la marche, le piéton se déplace « dans » et « fait la ville » etle balisage qui lui est destiné doit donc être ancré physiquement et visuellement dans la ville.

    Si l’on cite Londres à titre d’exemple et de précurseur dans le domaine de la promotion de la marche avec le lancement, dès le milieu des années 2000 de dispositifs dédiés, de nombreuses villes et métropoles ont également oeuvré dans ce sens.

    Dès 2011, Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) a réalisé un schéma directeur des itinéraires pédestres et a entamé la réalisation d’itinéraires pédestres balisés. Elle est dotée aujourd’hui d’un réseau de 578 kilomètres d’itinéraires balisés offrant d’innombrables possibilités de se déplacer à pied dans toutes les communes de l’agglomération.5

    Plus récemment (2020), Toulouse a adopté une nouvelle signalétique pour les piétons et la pose de 600 poteaux «podométriques» dans le centre-ville indiquant non seulement les distances mais surtout les temps de parcours.

    Beaucoup de personnes privilégieraient la marche à pied si elles avaient connaissance des temps de trajet à pied et c’est précisément dans cette stratégie que compte s’inscrire notre Région, où, rappelons-le, 60 % des déplacements effectués sont inférieurs à 5 kilomètres.

    Les panneaux « podométriques » sont pour Bruxelles un formidable outil pour ancrer davantage la marche dans la Région et profiter de ses bénéfices en terme de sécurité, d’environnement, de santé, de tourisme et de bien-être.

    Concrètement, il est question d’une signalétique à destination des piétons, avec des panneaux qui indiquent les distances et les temps de parcours.

    Ils répondent à leurs besoins en terme d’information et permettent une approche positive des distances et des temps de marche, en les incitant à marcher sur de courtes distances.

    Les « first » et « last miles » , ces trajets de courte distance de l’ordre d’une à deux stations de métro ou d’une petite dizaine de minutes environ qui seraient effectués à pieds plutôt qu’en transports en commun permettraient de réduire le nombre de voyageurs aux heures de pointe et de désencombrer les réseaux.

    L’exemple est d’autant plus criant pour ces trajets qui impactent le trafic routier.

    L’installation de panneaux podométriques et d’itinéraires adaptés permettraient donc d’objectiver le temps réel de déplacement et partant inciteraient les Bruxellois, navetteurs ou touristes à privilégier la marche à d’autres moyens de transport. Il faut donc rendre les parcours chronométrés accessibles à tous, avec une signalisation claire et simple en arborant une charte graphique cohérente et lisible et privilégiant des itinéraires efficaces et confortables pour les usagers.

    C’est pourquoi j’ai déposé une proposition de résolution demandant l’installation de panneaux indicateurs podométriques à destination des piétons dans le cadre d’un maillage optimisé et adapté à la Région.

    Je me réjouis que cette proposition de résolution relative à la mise en place d’un réseau de panneaux podométriques ait été adoptée en séance plénière ce 21 janvier 2022.

     


    1 Catherine Calvet, Anastasia Vécrin Roger-Fol Droit «On marche dans sa tête quand on réfléchit» Libération, 26/12/2016
    2 460-377 av.J.C.<s/mall>
    3 https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/urban-health. OMS 29/10/2021
    4 Martine KIS Mobilité douce : favoriser la marche à pied en ville02/2019
    5 Favoriser la marche: quels aménagements, quelles démarches pour mieux accueillir les piétons ? 05/10/2021

  • Prime wallonne « kots étudiants »: on discrimine Bruxelles et les Bruxellois

    1.000 euros par an aux étudiants wallons qui « kotent » loin de chez eux? Prise sans concertation, la nouvelle prime « kots étudiants » décidée par la majorité wallone MR-CDH et annoncée dans la presse le 4 février dernier discrimine Bruxelles et les Bruxellois .

    L’idée d’une telle prime pose question non seulement en termes d’égalité de traitement entre étudiants, mais également elle crée une concurrence totalement déloyale entre les établissements de l’enseignement supérieur wallons et bruxellois!

    En l’état, cette prime ne s’adresserait qu’aux étudiants wallons qui suivent les cours en Wallonie. La prime wallonne « kots étudiants » porte donc une atteinte considérable à la liberté de choix de son établissement, universitaire ou supérieur.

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  • Julien Uyttendaele demande un cours d’éducation sexuelle sans tabous dans toutes les écoles

    L’information et la prévention en matière de vie affective et sexuelle dans le secteur de la jeunesse est pour moi une préoccupation essentielle. En juillet 2012, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a voté l’inscription de l’EVRAS dans les missions de l’école: « l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » est donc une obligation pour toutes les écoles de Wallonie et de Bruxelles. Où en sommes-nous?

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  • En démantelant Belspo la NVa a engendré un monstre et ruiné une ambition collective

    Ce 27 mars, j’ai interrogé Fadila Laanan, notre Secrétaire d’Etat chargée de la Recherche scientifique, quant aux conclusions du Comité de concertation sur les projets fédéraux, en matière de politique scientifique, pris par le biais de l’ex-Secrétaire d’État à la Recherche scientifique, Elke Sleurs, qui a pris la tragique décision de démanteler BELSPO (SPP Politique scientifique).

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  • Julien Uyttendaele attaque de front l’Association catholique « Croissance »

    Ce vendredi matin, en séance plénière du Parlement Francophone Bruxellois, j’ai interpellé Céline Fremault sur les exigences démocratiques de respect de la loi et des prescrits civils, en matière d’éducation et de formation ‘‘Evras’’.

    Dans une interpellation récente, en septembre 2016, j’avais redit combien l’Evras est un moyen essentiel et adéquat pour favoriser la santé – et je mets ce point en premier lieu –, mais aussi le développement affectif, sexuel et relationnel de nos jeunes.

    Evras est un large processus éducatif, mais il possède aussi une dimension citoyenne, avec une approche globale de la sexualité, dans toutes ses dimensions. La formation Evras touche une dimension complexe de l’existence humaine et, pour cette raison, on ne peut s’improviser sur les aspects didactiques, pédagogiques et formatifs de cette éducation, comme on doit aussi reconnaître qu’il y a des connaissances spécifiques et rigoureuses, en matière d’éthique et de morale, pour organiser de telles animations destinées aux élèves.

    Dans mon interpellation, j’avais enfin insisté sur la nécessité d’identifier clairement les instances de formation, mais aussi de les certifier, via un label qui ne laisserait peser aucun soupçon d’amateurisme, de bricolage ou pire d’idéologie partisane.

    Éduquer à la sexualité et éduquer la sexualité relève d’abord d’une question touchant le corps, en une de ses fonctions, donc aussi sa santé médicale. Bien entendu, je n’ai pas oublié les réponses de la Ministre à mes questions précédentes et singulièrement leur précision chiffrée. J’y ai fait droit sur ce site internet où je mentionne toujours, après mes questions parlementaires, la réponse de l’Exécutif.

    Les circonstances de la question de ce jour me permettent de redemander où nous en sommes actuellement. Car, et c’est la raison qui explique le fait que je revienne sur Evras et que je suive également mon travail de question parlementaire, j’ai lu comme beaucoup de citoyens belges, dans le Soir du samedi 25 février dernier, les propos de Madame Christine Hayois, directrice du Groupe Croissance.

    Elle est infirmière de formation, enseignante retraitée de la Haute école Léonard De Vinci et, dit-elle, sexologue et diplômée en éthique biomédicale. Son Groupe est connu, il se dit compétent en matière d’éducation sexuelle, qu’il veut en « cohérence avec les valeurs essentielles de l’évangile ».

    Chose étrange car – je ne suis guère exégète en littérature biblique – que je sache ce corpus sacré, écrit il y a près de 2000 ans !, n’est guère prolixe et surtout utile en matière de sexualité et d’affectivité et quand bien même l’eût-il été, on peut faire l’hypothèse que son logiciel devrait être rafraichi.

    Je ne reviendrai pas ici sur l’enquête que la Ministre de l’Éducation en FWB a déjà diligentée sur cet organisme, mais je rappelle que le porte-parole de la Ministre avait expliqué que cette enquête avait abouti sur un rapport estimant qu’il n’y avait pas d’éléments problématiques avec ce groupe.

    Or les propos lus dans l’entretien au journal apportent une vraie clarification et surtout désormais des preuves objectives de l’idéologie du groupe dont j’ai demandé à la Ministre comment elle se positionnait à son égard et bien sûr comment elle comptait y réagir, devant ce cas singulier, qui relève un problème de fond : ce cas où une morale particulière prend ses paradigmes fondateurs dans une conviction religieuse, en oubliant les fondamentaux d’une éthique à visée universaliste qui soit partageable par tous et également référencée aux droits et devoirs qui sont ceux édictés dans nos lois.

    Car que dit publiquement Madame Hayois ? Je synthétise, mais avec une rigueur extrême dans l’art de la citation. Elle nous dit d’abord que « les valeurs humaines et chrétiennes » sont « dans la plupart des projets d’établissement du réseau libre ». Mais au regard de ce que nous allons savoir de la nature de ces dites « valeurs », comment comprendre cette affirmation quand on est précisément pouvoir subventionnant ?

    Elle ajoute que « la sexualité vient quand on a parlé de tout le reste », c’est-à-dire, pour elle, « la vie, qui est au centre de tout, la relation, l’affectivité, l’amour ». Mais comment comprendre ce discours schizophrénique – aux conséquences potentiellement graves sur la santé physique et mentale – qui fragmente sexualité et amour quand tous nos décrets mettent en exergue, tel un paradigme d’action nécessaire et urgente, les notions de promotion de la santé et également de prévention ?

    On apprend aussi que l’homosexualité est « abordée comme pour les hétéros », et qu’il faut ici aussi une dimension « qualitative » en matière de sexualité et d’affectivité. Mais dire déjà cela reviendrait-il à laisser entendre qu’en matière de vie homosexuelle, tout ne serait que quantitatif et que l’hétéronormativité obligerait à l’usage constant du « comme », laissant sous-entendre des hiérarchies en la matière ? On peut le comprendre en ce sens car, dit Madame Hayois, en « matière de relation sexuelle » il importe de « ne pas se presser » car, dit-elle, « on ne les pousse pas à avoir des expériences rapidement, au contraire. Il est connu que parfois des jeunes ont des expériences homos, puis reviennent à l’hétérosexualité ».

    Tous les mots de cet hétérocentrisme blessant sont ambigus et ils dénotent très clairement une vision rétrograde des orientations sexuelles. Les clichés et métaphores qui portent ces mots sont des portes ouvertes à la discrimination.

    Mais ce n’est pas fini. On apprend aussi que « l’avortement n’est pas un sujet qu’on aborde d’office », que l’association donne « la vision catholique » mais qu’on « peut aussi expliquer la loi, ou donner des informations scientifiques ». Et elle ajoute, comme tous les pro-life : « Je suis infirmière, donc si un jeune me demande quelle taille a le bébé à x semaines, je peux montrer ».

    Quoi de plus logique avec son idéologie qu’elle ose dire ceci : « La vraie neutralité n’existe pas. Les plannings non plus ne sont pas neutres : ils font la promotion de l’avortement ! » Ces propos sont gravissimes et ne sont pas loin de laisser penser qu’il y a ici une forme de discours qui frise avec l’entrave et la dénégation d’un droit dont vous comprendrez que ce type de propos oblige, avec urgence, à nous mobiliser plus que jamais pour sortir l’avortement du Code pénal.

    Elle dit également des choses hallucinantes sur la masturbation, où elle en profite pour avancer qu’il y a « une idéologie qui veut que la sexualité ne soit que liée au plaisir. Nous, notre idéologie, c’est l’amour ! ». Permettez-moi de ne pas commenter.

    Mais il y a pire, il y a cette affirmation gravissime sur le plan de la liberté et du consentement sexuels mais dangereuse aussi sur le plan du respect et de la dignité de la femme, affirmation qui révèle un sexisme d’un autre âge et un déni total de la femme : « Je peux ne pas avoir envie d’aller nager, mais mon mari me dit que ça lui ferait plaisir que j’aille avec lui à la piscine et à la fin, je suis contente d’y être allée. Bien sûr on ne va pas dire aux jeunes de se forcer, puisqu’on les encourage plutôt à attendre ! Il y a toujours des choses qui seront mal comprises. »

    J’ai dit fermement à la Ministre qu’il faut être lucide : il y aura un avant et un après cet entretien, je le redis, assumé et donné à un journal public !

    J’ai donc demandé à la Ministre comment elle compte réagir, selon quelles modalités d’interpellation et surtout quelles mesures elle compte prendre, dans les instances de décision et de concertation ad hoc.

    Dans mes questions, je lui ai demandé que l’on puisse :

    1) Statuer sur les contenus de l’Evras et qu’il n’y ait plus la possibilité de telles dérives ;

    2) Mettre en œuvre des moyens d’évaluer de façon plus rigoureuse, avec les rapports d’activité de chaque établissement prévus à l’Article 73, en sorte que l’on soit certain que l’on a bien recours à des compétences reconnues et habilitées, tant par leurs expertises en matière de promotion et de prévention de la santé que par leurs formations reconnues ;

    3) Tenir fermement l’exigence d’avoir des groupes agréés, certifiés et labélisés pour organiser des animations de qualité, avec des contenus explicites, en phase avec nos lois et décrets, et pour éduquer avec des données objectives (la formation Evras délivre une matière à part entière) qui ne relèvent pas d’actions et de discours où l’on est en droit de se demander s’ils ne contredisent pas un des acquis fondamentaux de la Démocratie : le prescrit religieux n’est jamais et en rien supérieur au prescrit civil ;

    4) Et par conséquent que l’on puisse aussi évaluer la nécessité de mesures de contrainte.

    Dans ses réponses, la Ministre a commencé par faire un état des lieux rappelant qu’elle a pris une série de mesures concernant Evras depuis deux ans. Et notamment, la mise en place d’une vraie cartographie bruxelloise qui reprend l’ensemble des animations prévue par le planning via un programme informatique performant.

    Il est nécessaire de disposer de données homogènes pouvant fournir, en temps réel, des informations en matière d’Evras sur le territoire. Elle signale aussi la création d’un salon Evras, afin de faire se rencontrer les différents intervenants du secteur et de dégager des synergies.

    Elle a aussi soutenu la création de nouveaux outils comme la « mallette contraception » qui est particulièrement appréciée des animateurs. De plus, la Ministre a indiqué que tout cela s’est traduit par une augmentation substantielle du budget spécifique destiné à Evras (de 300 000 à 500 000 € en deux ans).

    Toutes ces mesures constituent un ensemble efficace, mais il faut continuer à aller dans cette direction puisqu’il s’agit d’un enjeu fondamental. La Ministre a indiqué être favorable à la création d’un label pour les acteurs, rappelant qu’il s’agissait d’une proposition de la Ministre elle-même.

    Ce label est indispensable pour établir les conditions minimales à satisfaire par les prestataires pour une intervention Evras de qualité. La ministre a aussi indiqué que sa réponse serait brève puisque les négociations concernant la création de ce label étaient en cours avec les ministres Jodogne, Prévot, Schyns, Greoli et Simonis. Elle espère arriver à un accord au plus vite.

    Toutefois, elle a tenu a rappeler les objectifs visés par ce label :

    • Garantir la qualité des prestataires Evras et s’assurer que les animateurs ont une formation appropriée.

    • Rassurer les bénéficiaires sur la qualité des prestations.

    • Viser la professionnalisation du métier d’animateur Evras.

    • Définir des indicateurs qualitatifs de promotion de la santé et dispenser des activités qui répondent aux objectifs d’Evras.

    Il faut, selon la ministre aider les directeurs d’école à faire un choix en toute connaissance de cause. Ce label peut jouer un rôle décisif dans ce choix.

    Concernant le caractère contraignant ou pas, la Ministre Fremault a renvoyé cette question à la Ministre en charge de l’enseignement. Elle est convaincue qu’il faut laisser le choix aux directeurs d’école de choisir ce qui convient le mieux à leur pédagogie. Le label permettra aux directions de choisir des partenaires fiables et de qualité.

    Concernant le contenu d’Evras, la nouvelle version du protocole conclu entre les différentes entités reprendra une série de thématiques essentielles. Elles devront constituer la base et le corps de l’animation.

    Elle reviendra vers le Parlement lorsque cette nouvelle version sera finalisée. Elle pourra donc nous donner plus d’information sur le contenu du nouveau protocole.

    Enfin, concernant le Groupe Croissance, la Ministre a indiqué que cette association n’était pas financée par la Cocof et qu’il n’est pas de son ressort de contrôler leurs activités. Elle espère que la création d’un label permettra d’éclaircir les situations ou il y a un doute. Il est indispensable que les organisations qui dispensent ces animations respectent certaines valeurs essentielles démocratiques, condition nécessaire à l’obtention du label.

    J’ai redit à la Ministre qu’il me semblait décisif de rendre le label contraignant et de s’assurer aussi que de telles dérives ne soient plus possibles. Je ne suis pas convaincu qu’il faille non plus se retrancher derrière l’argument qui consiste à croire qu’une liberté de choix en matière de pédagogie nous mettra à l’abri de ces discours d’un autre âge!

    En matière de vie sexuelle, on ne prêche pas, on agit pour le bien de la santé physique et psychique !

  • Lutte contre la cyberhaine: « Il faut sanctionner ceux qui se croient tout permis derrière leur écran »

    Le lundi 20 février dernier, en commission des Finances et des Affaires Générales, j’ai interpellé la Secrétaire d’État sur la question de la lutte contre le racisme et les discriminations, singulièrement quand elles se font dans le cadre des réseaux sociaux, et bien sûr, plus largement, sur internet.

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  • Accueil des réfugiés: La reconnaissance accélérée des diplômes est une urgence socio-économique!

    Jeudi dernier, en commission des affaires économiques et de l’emploi, j’ai interpellé, une nouvelle fois, notre Ministre Gosuin sur la situation socio-professionnelle des réfugiés et, en particulier, sur la question de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes, dans le cadre de la lutte contre les discriminations.

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  • La cyberdépendance, une addiction que le monde politique sous-évalue

    Depuis toujours, je porte une attention particulière à la question des différents types d’addiction et de leurs répercussions dans notre société en matière de santé. Je reviens, aujourd’hui, sur une addiction liée à cette gigantesque et géniale révolution qu’est l’internet : la cyberdépendance.

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  • L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle, pour tous les élèves bruxellois!

    Ce matin, en séance plénière du Parlement francophone bruxellois, je suis revenu sur la question de l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS), en interrogeant la Ministre Fremaud. EVRAS c’est un moyen essentiel pour favoriser la santé et le développement affectif, sexuel et relationnel de tous les jeunes Bruxellois. Continue Reading

  • L’inclusion des personnes en situation de handicap: des progrès et des projets!

    Ce vendredi 15 juillet, en séance plénière du Parlement francophone bruxellois, j’ai interpellé la Ministre Fremault, sur les priorités du Gouvernement en matière de « Politique d’Aide aux Personnes Handicapées », dans la suite du Gouvernement thématique du 29 juin 2016.

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