• La redoutable insécurité du Parc de La Porte de Hal. Comment mieux prévoir et agir en concertation contre la criminalité urbaine ?

    Le parc de la Porte de Hal est connu comme étant une des zones les plus criminogènes de la Région. Ce parc est le théâtre d’une criminalité multiple (trafics en tout genre, ivresse et rixes, sac et car-jacking…) et les riverains ont le sentiment que cette zone est totalement abandonnée par les autorités publiques et les forces de police.

    A ce titre, il semblerait déjà opportun d’installer des luminaires dès lors que, la nuit tombée, le parc est projeté dans le noir le plus total, favorisant la criminalité et un sentiment structurel d’insécurité.

    Le parc en question est géré par Bruxelles-Environnement.

    À ce titre, j’ai posé les questions suivantes :

    1. – Existe-t-il un plan pour améliorer la sécurité dans ce parc ?
    2. – Quelles sont les statistiques en termes d’infractions constatées au sein du parc et à ses abords ?
    3. – Combien de signalements d’infractions ont-ils été adressés aux services de police ?
      – Quels sont les types d’infractions constatés ?
    4. – Existe-t-il des partenariats avec des associations telles que le Samusocial, Dune, Transit asbl ?

     

    Et voici la réponse…

     

    La sécurité dans les parcs bruxellois fait partie des priorités poursuivies conjointement par Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) et Bruxelles-Environnement.

    Concrètement, ces deux organismes ont rédigé ensemble une convention définissant le cadre de leur collaboration se traduisant par:

    1. · la formation de gardiens de parc ;
    2. · le développement d’outils par le tissu associatif subsidié par BPS que sont Le Bon Plan de l’asbl Dune et le travail de maraude de l’asbl Transit ;
    3. · le travail à une définition conjointe entre Bruxelles-Environnement et l’OBPS d’une typologie et d’une méthode d’enregistrement des phénomènes et incidents qui se produisent dans les parcs ;
    4. · l’évaluation des objectifs opérationnels visés par les acteurs de terrain (zone de police, communes, tissu associatif, …).

    Sur base de l’évaluation de ce travail, d’autres initiatives – encore à définir – viendront compléter l’approche transversale mise actuellement en place.

    Quant aux infractions enregistrées par la police dans le secteur statistique de la Porte de Hal, elles ne peuvent être totalement imputées aux incidents se produisant dans le parc du même nom.

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle BPS et Bruxelles-environnement travaillent au développement d’une nouvelle méthodologie qui permettra de mieux rendre compte des phénomènes d’insécurité qui s’y déroulent.

    Toutefois, le Rapport 2018 de l’OBPS qui vient seulement d’être publié sur le site internet de BPS permet déjà de donner une première indication quantitative et qualitative des phénomènes d’insécurité présents dans le quartier de la Porte de Hal.

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